Des entraîneurs bénévoles
John Malois a donné de son temps et de son expertise pour entraîner bénévolement l’équipe canadienne junior de cyclisme dans un camp à Bromont avant les Championnats du monde juniors de cyclisme sur piste qui ont eu lieu en Belgique. Sandrine Veilleux, était de l’équipe en tant qu’athlète.
« Envoyer quatre filles qui ne s’entraînent pas ensemble à la poursuite par équipe des Championnats du monde juniors sur piste, c’est presque aussi dangereux que d’envoyer un boxeur sans expérience dans le ring face à un champion. » C’est avec cette mentalité que John Malois s’est donné la mission d’offrir un camp préparatoire de qualité aux quatre pistardes qui ont représenté le Canada aux épreuves d’endurance aux Championnats du monde juniors de cyclisme sur piste, à Heusden-Zolder, en Belgique.
Nous avons contacté en Belgique John Malois le 19 août, première journée des compétitions qui se déroulent jusqu’au 23 août, et déjà son initiative semblait porter ses fruits. « L’équipe canadienne court pour une médaille en poursuite, elle vient de se qualifier pour les demi-finales », nous a-t-il expliqué brièvement avant de suivre de nouveau la compétition qui se déroulait au même moment. L’équipe finira finalement au pied du podium dans cette course.
Initiative bénévole
John Malois, olympien des Jeux de Barcelone en 1992, n’arrivait pas à comprendre pourquoi aucun camp n’était au programme des athlètes en amont de l’événement. Il a rapidement remédié à la situation en invitant les quatre athlètes à Bromont pour un camp de sept jours, le tout bénévolement. « Toutes les filles ont été excellentes aux Championnats canadiens en mars. Elles ont le potentiel de remporter des médailles, mais elles doivent être bien préparées. Je n’ai pas hésité, je me suis proposé pour organiser le camp, comme je suis moi-même entraîneur. On a travaillé fort sur plusieurs aspects techniques pendant les sept jours du camp, dont les départs et les relais. Même avec la fatigue du camp, les tests ont été très positifs », a-t-il indiqué.
Bien entouré
L’entraîneur s’était entouré d’une équipe expérimentée pour cette semaine de préparation. Ariane Bonhomme (championne canadienne de cyclisme sur piste), Eric Van Den Eynde (entraîneur très reconnu au Canada) et Yannick Cojan (ancien cycliste professionnel canadien originaire de Montréal) étaient tous aux abords de la piste au vélodrome Sylvan-Adams pour l’occasion. « Je voulais avoir les meilleurs entraîneurs possibles et tout le monde a accepté rapidement de m’aider. J’étais vraiment content de la présence d’Ariane, qui était un beau modèle pour les filles. Elle a pris sa retraite tout récemment, elle est encore dans la game, ce qui lui permet d’avoir l’œil sur des petits détails qui m’échappaient. C’était un ajout primordial. »
L’an dernier, le quatuor formé d’Élodie Malois, Raphaëlle Houde, Alexandra Fangeat et Eve Buczkowski s’était classé cinquième à la poursuite par équipe des mondiaux juniors. Malois, Fangeat et Buczkowski étaient de retour cette année, alors que Sandrine Veilleux, de Boucherville, a pris la place de Houde, qui en était à sa dernière saison chez les juniors en 2025. Elles ont fini quatrièmes.
Pour Élodie Malois de Saint-Basile-le-Grand, la fille de John Malois, et Sandrine Veilleux, ce camp préparatoire était grandement nécessaire avant leur participation aux mondiaux.
« On a fait de la poursuite par équipe tous les jours pendant le camp, ce qui est incroyable comme préparation. Si John n’avait pas organisé ce camp, ç’aurait été difficile d’arriver en confiance aux Championnats du monde. Il faut la pratiquer, la poursuite par équipe, il y a tellement de détails à prendre en considération et on n’aurait pas été au niveau où on est aujourd’hui sans son initiative », a ajouté Sandrine Veilleux.
Deux Championnats du monde en un mois
Les résultats obtenus aux différents tests la semaine dernière permettent aussi aux athlètes de viser haut aux mondiaux, non seulement à la poursuite, mais aussi dans les autres épreuves auxquelles elles participeront.
En plus de connaître du succès sur la piste, Élodie Malois et Sandrine Veilleux sont deux des plus beaux espoirs du Québec en cyclisme sur route.
Veilleux a terminé troisième du Tour de l’Abitibi, concluant la compétition au sommet du classement des meilleures jeunes. Elle était également troisième du classement général provisoire de la Coupe de l’Avenir avant qu’une vilaine chute ne vienne mettre fin à sa compétition. Veilleux a bouclé le tout avec trois tops-10 aux Championnats canadiens sur route.
Quant à Malois, elle a mis la main sur le titre canadien du contre-la-montre avec une avance de 1 minute 18 secondes sur sa plus proche rivale, en plus de l’emporter au critérium. Elle a aussi remporté les quatre étapes du Grand Prix cycliste de Charlevoix et s’est aussi imposée au classement général du Tour de l’Abitibi.
Dès leur retour au pays après les mondiaux sur piste, Veilleux et Malois tourneront leur attention vers la route puisqu’elles représenteront également l’unifolié aux épreuves juniors des Championnats du monde de cyclisme sur route, à Montréal, à compter du 20 septembre.
« Après les mondiaux juniors de piste, je vais prendre quelques jours de repos et après, le plan de match, c’est de monter Camillien-Houde, monter Camillien-Houde et monter Camillien-Houde. Dès que j’ai su que les mondiaux sur route étaient à Montréal, c’est devenu le plus gros objectif de ma carrière », a conclu Sandrine Veilleux.
L’athlète canadienne Eve Buczkowski a remporté la médaille d’or et le maillot arc-en-ciel à l’épreuve de la course aux points féminine junior le 22 août 2026 lors des Championnats du monde sur piste UCI Juniors à Heusden-Zolder, en Belgique, et tout le monde est revenu avec beaucoup d’expérience.


