Des Barons jusqu’au Rouge et Or

Hugo Richard

Gagnant de la Coupe Vanier, Hugo Richard a triomphé, le 24 novembre dernier, entouré de ses proches, son père, sa mère, ses grands-parents, sa copine. Le journal Les Versants s’est entretenu avec ses parents.
Josée Marcoux et Marc Richard, les parents de Hugo Richard, suivent les aventures de leur fils depuis ses débuts au football. De ses premières passes dans l’uniforme rouge et bleu des Barons de Saint-Bruno jusqu’aux dernières secondes passées sur le terrain du stade Telus de Québec, domicile du Rouge et Or de l’Université Laval.

Encouragement et encadrement

Son père, Marc Richard, a été son entraîneur pendant plusieurs années avec les Barons. « Nous sommes très contents pour lui, très fiers de lui aussi. C’est un bel accomplissement, mentionne M. Richard, joint au téléphone. Mais tout repose sur Hugo, tout est propre à lui et ce que nous avons vu samedi, c’est le résultat de ses efforts. Sa mère et moi ne l’avons qu’accompagné dans cette histoire. De l’encouragement et de l’encadrement. »
Lors de son passage avec les Barons, le Club de football de Saint-Bruno depuis plus de 55 ans, Hugo Richard aura remporté entre autres le Ballon d’argent ainsi que la Coupe des Alouettes. À ses premiers moments, Hugo n’était pas quart-arrière, mais évoluait plutôt à la défense. Son père se rappelle les premiers temps : « Nous nous lancions le ballon, lui et moi, et je lui ai demandé s’il souhaitait jouer quart-arrière. C’est un poste qui n’était pas encore pourvu dans l’équipe. Il en a fait l’essai, mais ce n’est pas un rôle facile à cet âge : le quart-arrière est la proie, la cible des adversaires. »

« Hugo est un athlète humble, perfectionniste et passionné. » – Geneviève Richard

Puis vint une rencontre au Pensionnat des Sacrés-Coeurs (ancien nom de l’Académie des Sacrés-Coeurs) organisée par l’enseignant d’éducation physique avec un quart-arrière de l’Université de Montréal. « Hugo est revenu à la maison et avait fait son choix. Il voulait être un quart-arrière! », relate son père.
Après quelques années à cette position, au début de l’adolescence, Hugo avait besoin de plus. « C’est ce que nous avons réalisé. Sans dénigrer le travail de son groupe d’entraîneurs, dont je faisais partie, nous étions des bénévoles. Hugo avait besoin d’un véritable entraîneur, qui lui apprendrait une meilleure technique, quelque chose de plus pointu pour un quart-arrière. » Hugo fera son entrée au Collège Notre-Dame de Montréal en 3 secondaire. « Après les Barons, Hugo a pris son envol à Notre-Dame », dira sa mère, Josée Marcoux.
La mère du n°4 du Rouge et Or rappelle que son fils a toujours joué au football avec son cœur. « Hugo a toujours travaillé fort et s’est investi à 200 %. En tant que parents, nous sommes heureux de sa réalisation, heureux pour lui. Nous avons donné beaucoup, mais cette aventure nous redonne tellement. Je souhaite une telle histoire à tout parent », de noter Mme Marcoux. Elle soutient que le sport, à travers les études, est nécessaire pour permettre aux enfants de se développer. « Le sport d’équipe apporte cet équilibre. »

Loin du trouble

Pour sa part, Marc Richard évoque les bienfaits du sport afin d’éviter des problèmes aux jeunes : « L’objectif en impliquant nos enfants dans le sport, c’est de les éloigner de la rue, du trouble, et de leur permettre de vivre une expérience. Le football est une belle discipline scolarisée, de très bonnes écoles jusqu’à l’université. Ce que Hugo a appris toutes ces années ne sera jamais perdu. Peu importe ce qui arrivera ensuite, je sais que mon gars est prêt pour la vie. »

Du soutien depuis Marseille

Le journal a aussi joint la sœur de Hugo. Geneviève Richard est actuellement gardienne de but pour l’organisation de soccer de l’Olympique de Marseille. « Hugo est un athlète humble, perfectionniste et passionné. Ce sont pour moi les seuls ingrédients qui peuvent apporter un tel succès », observe-t-elle. La Montarvilloise d’origine souligne l’accumulation de cinq années de travail acharné sur le terrain et à l’extérieur de celui-ci : « La victoire de mon frère, c’est la volonté continue de vouloir atteindre l’excellence. »
La jeune femme n’hésite pas à donner le crédit à ses parents, « parce que ce sont eux qui nous ont initiés aux sports et à la nature ». Geneviève précise : « Lorsque nous étions jeunes, mon frère et moi étions constamment dehors, durant les récréations et après l’école. »
Lorsqu’on lui demande ce qu’elle espère pour Hugo dans la suite de sa carrière, Geneviève répond : « Sincèrement, je lui souhaite tout simplement ce qu’il désire. S’il veut poursuivre dans le football, alors je lui souhaite des opportunités dans la ligue professionnelle. »
En ce sens, Marc Richard affirme qu’un bon agent est sur le cas et s’assure de voir aux possibilités qui pourraient s’offrir à Hugo.

QUESTION AUX LECTEURS :

Comment soutenez-vous vos enfants dans le sport?