David Deschamps parmi les 42 espoirs
Camp d’évaluation régional de l’Est de la Ligue canadienne de football
Le footballeur de Sainte-Julie David Deschamps faisait partie des 42 espoirs du camp d’évaluation régional de l’Est de la Ligue canadienne de football (LCF) vendredi dernier.
Ce camp d’évaluation de la LCF, qui dure une seule journée, se compose de tests physiques (développé couché de 225 lb, sprint de 40 verges, saut vertical…) ainsi que d’exercices de football. Plus personnellement, David Deschamps a été appelé à passer les tests physiques et à botter le ballon ovale devant les recruteurs de toutes les formations de la LCF.
David Deschamps, que le journal a questionné avant sa participation au camp, croit qu’il a été appelé parce qu’il a suscité assez d’intérêt auprès du circuit canadien durant sa dernière saison universitaire avec les Carabins de Montréal pour que les formations souhaitent le voir évoluer de plus près : « Pour moi, c’est assez spécial d’avoir été invité, parce que depuis que j’ai commencé à jouer au football avec les Barons de Saint-Bruno, je rêve de me rendre dans la LCF; alors j’espère me rapprocher de mon but avec ce camp. »
« Devenir strictement botteur me permettrait de jouer tout en épargnant mon corps. » -David Deschamps
David explique que son objectif reste le même que pour tout autre match, soit celui de performer au maximum de ses capacités. Il veut s’assurer de n’avoir aucun regret à la fin de la journée. « Si je performe assez bien, une équipe de la LCF pourrait m’inviter à son camp », indique-t-il.
Fin de carrière universitaire
David a terminé sa carrière avec les Carabins de l’Université de Montréal l’automne dernier avec une défaite crève-coeur contre leurs éternels rivaux du Rouge et Or de l’Université Laval. Qui plus est, ce revers est survenu au dernier jeu du duel de la Coupe Dunsmore. « J’ai eu beaucoup de plaisir pendant ma dernière saison. Évidemment, elle ne s’est pas terminée comme je l’aurais voulu, mais je savais que c’était ma dernière, alors j’en ai profité le plus possible », poursuit le footballeur, qui préfère ne pas revenir sur ce dernier match.
Le Julievillois a entamé sa carrière avec les Carabins en 2012 en tant que demi défensif. Parfois, il agissait aussi en tant que botteur, mais pour la plus récente campagne, le jeune homme agissait à titre de secondeur régulier de l’équipe. En fait, il a amorcé les entraînements et la rencontre présaison en tant que maraudeur. Les entraîneurs des Bleus lui ont ensuite demandé d’être secondeur avant la première rencontre de la campagne à Québec, et il y est resté depuis. « Ma transition de secondeur à botteur pour le camp d’évaluation de la LCF était ma décision. J’ai subi des blessures lors de ma dernière saison universitaire, notamment des commotions cérébrales. Alors, devenir strictement botteur me permettrait de jouer tout en épargnant mon corps. »
C’est la raison pour laquelle David a été invité à titre de botteur pour l’événement de vendredi dernier, et ce, même s’il n’a pas eu l’occasion de botter le ballon souvent avec les Carabins. Comme il était secondeur régulier de l’organisation, il n’était appelé à effectuer les bottés de placement que sur une base occasionnelle. Malgré tout, il a conservé un excellent taux d’efficacité. La fin de sa carrière de secondeur lui permet maintenant de s’entraîner à 100 % comme botteur.
David a porté l’uniforme des Barons, la formation de football de Saint-Bruno, dès l’âge de sept ans. À partir de 15 ans, il a évolué pour les Lynx du Cégep Édouard-Montpetit et c‘est ensuite qu‘il s‘est joint aux Carabins. « Ce qui me rend le plus fier comme joueur de football, c’est de pouvoir dire que j’ai tout donné : mon coeur, mon effort, ma passion et mon amour, pour une formation qui a fait la même chose pour moi. »
