Christopher Cléroux met la main sur le titre
Coupe Football Canada 2017
Avec sa victoire contre la Saskatchewan, le Québec a remporté un troisième titre d’affilée lors de la finale de la Coupe Football Canada 2017, disputée cet été à Wolfville, en Nouvelle-Écosse. Parmi les 40 joueurs de sa formation de moins de 18 ans, Équipe Québec alignait un Montarvillois, Christopher Cléroux.
La Saskatchewan n’était qu’à une minute de détrôner le Québec du tournoi de la Coupe Football Canada 2017 lors de cette finale. Mais le vent a tourné à 19,2 secondes de la fin lorsque le Québécois Jashaia Lewis-Pennicooke a inscrit le touché de la victoire, procurant un gain de 10 à 7 à son équipe, et un troisième titre consécutif. La Saskatchewan s’est contentée de la médaille d’argent. « Ce triomphe représente beaucoup pour moi! » lance le Montarvillois Christopher Cléroux, en entrevue avec Les Versants. Selon lui, l’obtention de cette médaille d’or est de loin la plus belle expérience de sa vie. « J’en suis très fier! » dit-il.
La province a remporté ses trois matchs lors de l’événement d’envergure. En plus de la victoire en finale, Québec a battu la Colombie-Britannique 35 à 24 et l’Alberta 12 à 11. À mesure que le tournoi avançait, Christopher Cléroux prenait de plus en plus d’importance dans le club québécois, jusqu’à se retrouver sur le terrain lors du dernier jeu de la rencontre.
« En tant que joueur de première année, la victoire a encore plus d’importance. Ça me permet de croire que j’avais ma place au sein du groupe des 40 meilleurs du Québec. » -Christopher Cléroux
Selon le Montarvillois, le travail effectué par le groupe d’entraîneurs a été exceptionnel tout au long de la compétition. « Nous étions réunis comme une famille. Chaque jour, ils faisaient de nous de meilleurs joueurs », raconte le footballeur. À 6 pi et 4 po, il fait osciller la balance à 235 lb.
Âgé de 15 ans lors de l’événement (il en a maintenant 16), il était l’un des plus jeunes participants à la compétition. Également de sa formation. « En tant que joueur de première année, la victoire a encore plus d’importance. Ça me permet de croire que j’avais ma place au sein du groupe des 40 meilleurs du Québec », commente Christopher Cléroux, également un porte-couleurs des Barons de Saint-Bruno-de-Montarville.
Avoir sa place
Peut-être aussi est-ce parce que le jeune homme ne s’attendait pas à être sélectionné au sein de la formation québécoise. D’autant plus qu’il ignorait la tenue de camps de sélection en vue de Coupe Football Canada. « Je ne savais que ça avait lieu. Ensuite, j’ai cru que le calibre serait trop fort pour moi. Je ne comptais pas y aller. C’est le père d’un ami qui m’a conseillé de tenter ma chance. Ça m’a motivé à tout donner et à me forcer », poursuit celui joue sur la ligne défensive. Lorsqu’il a été choisi pour faire partie de l’organisation d’Équipe Québec, l’émotion était au rendez-vous : « Je n’en revenais pas! C’est une joie de représenter le Québec! J’étais ému et très heureux! »
Au départ, ils étaient plus de 400 Québécois à vouloir un poste dans l’organisation. Après un premier retranchement, il en restait une centaine. Une deuxième coupe a réduit le groupe à 54. Lorsque le club de 40 noms a été formé, celui de Christopher Cléroux se trouvait toujours sur les listes des décideurs. « Ils ont dit qu’à son âge, Christopher était doté d’un talent brut, qu’il avait un potentiel de développement incroyable », explique fièrement son père, Scott Cléroux.
Le père poursuit : « Grâce à cette aventure d’Équipe Québec, j’ai vu Christopher grandir en maturité. Du 29 juin au 16 juillet, lorsqu’il est revenu de la Nouvelle-Écosse, je l’ai vu passer d’un adolescent à un jeune homme. »
Intérêt collégial
Christopher évolue pour l’organisation de football de Saint-Bruno-de-Montarville, les Barons, depuis l’âge de cinq ans. Une organisation qui lui a permis, au cours des années, de se valoriser et de développer de meilleures valeurs. Cet automne, il évolue dans la catégorie midget AAA. Depuis qu’il s’est joint à Équipe Québec, des recruteurs s’intéressent au jeune et scrutent ses actions sur le terrain. Trois d’entre eux proviennent de la grande région de Montréal, un autre est plus éloigné. « Pour l’instant, ils n’ont pas le droit de me parler. Mais c’est tout de même excitant. Ça me motive à travailler plus fort, autant sur le terrain que sur les bancs d’école », admet l’athlète. Pour le père, cet intérêt des collèges ouvre des portes pour son fils. « Christopher a choisi le football, un sport de discipline, mais l’éducation reste primordiale. Il a une possibilité d’accomplir les deux, de vivre son rêve et de poursuivre ses cours. »
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