Au football pour la famille

Des filles chez les Barons de Saint-Bruno-de-Montarville

Parmi les 150 joueurs qui s’adonnent au football pour les Barons de Saint-Bruno cette saison, notons la présence de trois jeunes filles : Violette Fontaine, Kassandra Goyette et Maïka Morin. Entrevues avec deux d’entre elles.
« Je joue au football pour qu’il y ait plus de joueurs dans l’équipe », répond du tac au tac Violette Fontaine, du haut de ses six ans. La fillette entame une première saison dans la catégorie atome et évolue à la ligne défensive. Mais sa mère, Annie Guillemette, précise que Violette est sur le terrain pour suivre les traces des membres de sa famille. Outre sa maman, vice-présidente de l’organisation de football, Violette est entourée de personnes qui gravitent autour de ce sport. Ses deux frères aînés, Lucas (19 ans) et José-Samuel (17 ans), ont porté l’uniforme des Barons dans le passé, son frère Noah (14 ans) gère la cantine de l’organisation avec d’autres bénévoles, et son frère Marcus (7 ans) fait partie de ses coéquipiers. De plus, son père, Vincent Fontaine, qui s’est adonné à cette discipline jusqu’au collège, est entraîneur-chef de la formation atome de ses deux enfants. « C’est bien que ce soit papa mon entraîneur », observe Violette Fontaine. Même Lucas s’implique parfois en tant qu’entraîneur. « Violette est née sur le terrain de football, se rappelle Annie Guillemette. Je faisais des tours de la piste d’athlétisme pendant que les gars étaient en action au parc Rabastalière!»

« J’ai étudié plus souvent mes stratégies de football que mes temps de verbe! » – Kassandra Goyette

À l’époque, c’est l’aîné qui avait besoin d’encadrement. Ses parents lui ont demandé de choisir une activité et c’est le sport du ballon ovale qui a gagné la mise. Huit ans plus tard… « Aujourd’hui, toute la famille est impliquée », de lancer Annie Guillemette, qui ajoute du même souffle qu’il n’y a rien de forcé. « C’est un intérêt commun; nous aimons tous l’ambiance qu’il y a sur le terrain de football. »
Non seulement Violette est la seule fille de son club atome, mais elle est aussi la seule fille de cinq enfants dans la famille. « Des fois, c’est difficile », avoue-t-elle.

Un sport qui a soudé la famille

Pour la maman, le football permet aux membres de la famille Fontaine-Guillemette de se retrouver toujours ensemble. « Tant qu’à être quelque part avec nos enfants, on s’implique aussi dans leur sport et ils nous aperçoivent sur le terrain. Quand l’un d’eux a besoin d’encouragement, on est là! »
Quant à Violette, qui tente de recruter des amies de ringuette pour se joindre à elle au football, elle compte bien poursuivre sa carrière la saison prochaine.

Kassandra Goyette sur les traces familiales

La receveuse de passes Kassandra Goyette s’est inscrite pour endosser les couleurs des Barons cette saison. Une première pour celle qui aura bientôt 13 ans. Comme Violette, son intérêt pour cette discipline s’est forgé grâce à la famille. « Mon frère de 21 ans a joué pour les Barons et j’ai un autre frère de 11 ans qui est dans la catégorie moustique. J’ai vu que ça me plaisait, alors j’ai voulu essayer », souligne Kassandra au bout du fil. Elle raconte qu’elle souhaitait tenter sa chance dans un sport d’équipe, mais qu’elle n’avait pas d’intérêt pour le soccer. Une autre raison familiale pour laquelle elle avait un penchant pour cette discipline : son grand-père, Jacques Bouchard, a été entraîneur des Barons lors de l’année d’inauguration du club historique.
Au botté d’envoi qui lançait la 56 campagne des Barons de Saint-Bruno, le 8 septembre dernier, Kassandra était sur place avec plusieurs autres représentants de l’organisation, comme une grande famille : « Nous avons perdu notre match, mais ce n’est pas grave! Il y avait une belle ambiance, et je me suis rendu compte que je faisais partie de l’équipe des Barons, et qu’il y avait une bonne chimie entre tous. »
En tant que fille, elle admet que parfois c’est difficile de jouer avec et contre des garçons. Pendant que certains adversaires tentent de la blesser dans l’action des matchs, les gars de sa formation craignent de lui faire mal durant les pratiques. « C’est un peu injuste, mais c’est ce qui se passe », laisse savoir l’intéressée, qui se dit fière de son évolution depuis le début du camp d’entraînement.
Quand on lui demande si elle recommande son sport à d’autres filles, la jeune athlète répond qu’il ne faut pas se montrer trop fragile ni se plaindre. « Certaines ont l’attitude, le comportement, le caractère que ça prend pour jouer au football. Il faut penser comme un gars! »

Plus d’études que sur les bancs d’école

Or, depuis ses débuts avec les Barons, elle a réalisé une chose : « Pour réussir au football, il ne faut pas seulement être fort et rapide. Il faut être intelligent et s’impliquer! J’ai étudié plus souvent mes stratégies de football que mes temps de verbe! Si tu ne t’impliques pas, tu nuis à ta formation. »

QUESTION AUX LECTEURS :

Vos filles pratiquent-elles un sport considéré « pour les garçons »?