Un survivant du cancer témoigne
Relais pour la Vie Saint-Bruno
Pour une deuxième année consécutive, Jonathan St-Pierre participera au tour des Survivants du Relais pour la Vie Saint-Bruno. Témoignage d’un rescapé.
La vie de Jonathan St-Pierre a complètement basculé en 2007. Travailleur autonome depuis longtemps, l’homme avait 30 ans lorsqu’il a été diagnostiqué de la maladie de Hodgkin, un cancer qui touche le système lymphatique à la Mario Lemieux. Jonathan prend soin de lui, ne fume pas et ne boit pas d’alcool. Pourtant, à 30 ans, un kyste au cou est venu sonner l’alarme lors de la saison estivale de 2007. « En tant que travailleur autonome, je travaillais beaucoup à l’époque et j’avais un niveau de stress assez élevé. Ce qui m’a amené à du surmenage. J’ai eu des pertes d’équilibre, des étourdissements, des sueurs nocturnes. Puis, en septembre, une bosse est apparue dans mon cou », mentionne Jonathan St-Pierre, que le journal a rencontré.
À la suite de cette découverte, il croit à une mononucléose, mais les étourdissements se manifestent de plus belle, même qu’ils augmentent au cours des jours suivants. Puis cet incident en voiture survenu au mois d’octobre, lorsqu’en tant que conducteur, il s’arrête à une lumière et c’est le « black-out ». Au retour à la maison, sa conjointe le prie d’aller à l’hôpital. Entre-temps, la bosse dans son cou a pris de l’ampleur. « Le médecin que j’ai rencontré m’a dit : “Soit c’est juste un kyste, soit c’est un cancer”. J’ai subi la biopsie une semaine plus tard et j’ai dû attendre autant pour les résultats », raconte Jonathan.
« Le médecin que j’ai rencontré m’a dit : “Soit c’est juste un kyste, soit c’est un cancer” » – Jonathan St-Pierre
La maladie de Hodgkin représente 1 % de l’ensemble de tous les cancers et touche le système lymphatique, l’une des composantes du système immunitaire. Il s’agit d’un cancer qui se guérit bien et dont le taux de réussite dépasse 80 %. Lorsqu’il a reçu la nouvelle, qu’il s’agissait bien d’un cancer et qu’il devait subir de la chimiothérapie rapidement, Jonathan n’y croyait pas. « Nous étions vendredi, au mois de novembre. J’étais en compagnie de ma mère. Durant la semaine d’attente, j’ai toujours pensé que je n’aurais rien. Au travail, je me fais appeler « La Machine », comme si j’étais invincible. Puis, j’ai l’impression que mon cerveau est tombé au ralenti. J’avais un rendez-vous avec des clients ce soir-là et j’y suis tout de même allé, mais sur le pilote automatique. Je crois que c’est mon subconscient qui s’est occupé de la vente. »
Tourbillon d’émotions
Avant le début des traitements de chimio, prévus à la fin de mois de novembre 2007, Jonathan a reçu un appel, une « bonne nouvelle », d’une infirmière lui indiquant qu’il y avait eu erreur dans les dossiers, et que finalement, il n’avait pas le cancer. « Le lendemain, la même infirmière m’a téléphoné pour s’excuser et me dire qu’il n’y avait pas eu de mélange dans les dossiers, et que je devais entamer rapidement la chimio », de poursuivre Jonathan, qui anime des conférences sur la santé.
Les traitements de préchimio et de chimio se sont poursuivis ainsi jusqu’à l’été 2008. Pendant les traitements, son système immunitaire était très faible. « Le médecin m’avait dit qu’au début de l’été, je serais guéri, alors je me concentrais sur cette période de l’année. Lors de mon dernier rendez-vous, en juillet, il n’y avait plus de trace de cancer en moi, et cela a été le plus beau jour de ma vie », se souvient-il.
Les enfants
À la suite de cette épreuve, Jonathan et sa conjointe Marlène, qui est restée avec lui et qui l’a appuyé tout au long de son épreuve, ont eu deux enfants, Nathan, qui a aujourd’hui cinq ans, et Madison, qui a quatre printemps. « C’est le plus beau cadeau qui soit, comme une récompense après le cancer », souligne le père de famille, qui remercie la vie d’avoir subi cette maladie avant l’arrivée de ses enfants. Ceux-ci, pour le moment, ne savent pas ce que leur père a connu.
QUESTION AUX LECTEURS :
Avez-vous déjà vaincu le cancer?


