Serge Dessureault sur le Mont-Saint-Bruno

Défi Chaîne de vie – Pour la sensibilisation au don d’organes

Le Montarvillois Serge Dessureault, grimpeur de l’Everest, sera de l’équipe étendard du Défi Chaîne de vie, prévu au Mont-Saint-Bruno le dimanche 16 octobre prochain. Le rendez-vous aura lieu dans le cadre de la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe.
Il sera jumelé à Denis Germain (enseignant), Florance Leblanc (élève ambassadrice de la discussion en famille), Sylvie Massia et René Tapp (parents d’une donneuse), Colette Bérubé (greffée du foie) et Chai Lin Heng (greffée d’un rein). Serge Dessureault a aussi été choisi pour être de l’équipe étendard du Défi Chaîne de vie du Mont-Royal, le samedi 15 octobre.
Un appel au K2
C’est Bernard Mailhot, un autre aventurier qui a gravi le plus haut sommet de la planète, qui a contacté M. Dessureault alors que ce dernier était quelque part sur le K2. « Il m’a demandé si j’avais un intérêt pour le Défi Chaîne de vie. Je ne connaissais pas cet événement, mais à la suite de ses explications, je n’ai pas hésité à accepter. L’objectif est de sensibiliser les gens au don d’organes, d’en parler autour de soi, à nos parents, nos enfants, nos conjoints », mentionne au journal Serge Dessureault.

« Je suis 100 % pour la cause. J’imagine que ça va avec l’emploi, l’idée de donner, d’aider l’autre, de conscientiser. »  – Serge Dessureault

Le Défi Chaîne de vie se tiendra à travers tout le Québec les 15 (sur le Mont-Royal) et 16 octobre (sur 11 autres monts et collines de la province) prochain dans le cadre de la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe. Avec son défi, le projet veut rappeler à la population toute l’importance de signifier sa volonté relativement au don d’organes à ses proches. « Je crois que tout le monde est d’accord avec le don d’organes. Le problème qui persiste, c’est la signature de la carte. C’est la raison pour laquelle c’est primordial d’en parler avec les membres de sa famille, parce que même si tu l’as signée, à ton décès, si tes parents, tes enfants ou ta conjointe n’approuvent pas lorsque les médecins en font la demande, le don ne pourra pas se faire. Malgré leur deuil, si c’était dans les volontés du défunt, ils se doivent d’acquiescer. Voilà pourquoi il faut aborder le sujet en famille », raconte M. Dessureault.
Un beau parallèle
Lors de cet événement, qui se tiendra sous la présidence d’honneur d’Isabelle Maréchal (son conjoint a reçu une greffe de foie), des équipes-étendards composées de médecins, personnes greffées, familles de donneurs, enseignants, élèves, grimpeurs et personnalités publiques se rassembleront au pied de plusieurs montagnes, dont le Mont-Saint-Bruno. Le public est aussi incité à appuyer ces équipes en faisant un don ou en grimpant la montagne en leur compagnie. Au sommet, les gens sont invités à pique-niquer ensemble (apportez votre lunch). « Ils choisissent des grimpeurs parce qu’il y a un parallèle intéressant entre l’ascension d’une montagne et l’attente d’une greffe. Attendre une transplantation, c’est un peu comme grimper une montagne. Il faut être patient, il faut y croire. Seul, c’est impossible d’y arriver : le grimpeur a besoin de météorologues, d’entraîneurs, de sherpas… le patient en attente a besoin de médecins, du soutien de sa famille, de nutritionnistes », explique Serge Dessureault. En effet, les deux nécessitent préparation, force morale, détermination, persévérance. Le parallèle ne s’arrête pas là. Le Montarvillois poursuit : « Ce n’est pas parce que tu arrives au sommet que tu as réussi. Le grimpeur doit redescendre et ne doit pas baisser sa garde, au risque d’accident. Le greffé, lui, subit aussi un grand stress à la suite de la transplantation. En fait, il reste sur la montagne tout le reste de sa vie. Il risque le phénomène du rejet, et doit prendre de la médication, surveiller son alimentation… »
Quelques faits intéressants
• Bien que 9 personnes sur 10 soient en accord avec le don d’organes, seulement la moitié a signé sa carte;
• Comme moins d’un pour cent de la population peut devenir donneur d’organes, chaque consentement compte;
• Environ 40 % des familles refusent de faire le don des organes d’un proche (même si la carte avait été signée). Souvent parce que la personne n’avait pas abordé la question en famille;
• En abordant la question du don d’organes durant une dizaine d’heures en classe de façon interactive (mythes, faits, histoires vraies, etc.), le projet Chaîne de vie permet d’éduquer les jeunes sur la question et de favoriser la discussion en famille.
Un projet éducatif
Chaîne de vie est également un projet à caractère éducatif et social créé pour sensibiliser les jeunes de 15 et 16 ans au don d’organes et de tissus au moyen de leurs cours d’anglais. Le projet, qui est offert sur une base volontaire dans toutes les écoles secondaires du Québec, les amène également à s’occuper de leur santé et à célébrer la vie. Le but de Chaîne de vie est de sensibiliser et d’informer les élèves en leur présentant des informations justes et des témoignages vrais. « Lucie Dumont, une enseignante retraitée, est la fondatrice de Chaîne de vie. Elle est tombée en amour avec le projet éducatif. Le programme dure huit semaines dans les écoles et aborde le don d’organes sous toutes sortes de facettes », avance M. Dessureault, qui a été nommé président d’honneur pour le Tour du Mont-Royal Brébeuf, prévu le 23 octobre. Tous les bénéfices de cette course servent à soutenir les petites causes, entre autres certains organismes d’aide aux jeunes du quartier environnant, dont le CHU Sainte-Justine.
En tant que père de deux filles de 16 et 18 ans, Serge Dessureault a déjà abordé le sujet du don d’organes à la maison. Le capitaine des pompiers de la caserne 19 se dit conditionné à la cause depuis longtemps. Durant les années 90, son ami a subi une greffe de moelle osseuse pour le sauver d’une leucémie. À la suite de l’opération, il est décédé en raison d’un rejet. Le patient a subi un choc septique. « Chaque année, je donne du sang et des plaquettes. Je suis 100 % pour la cause. J’imagine que ça va avec l’emploi, l’idée de donner, d’aider l’autre, de conscientiser. À la maison, je n’ai pas à convaincre personne. Ma conjointe et mes filles le savent. Je leur dis aussi d’en parler autour d’elles : mes filles sont des athlètes. On ne sait jamais quand peut survenir un accident sur le terrain », indique Serge Dessureault, qui se dit fasciné par le fait qu’un seul donneur peut sauver huit vies.
Pour avoir plus de détails ou pour vous inscrire (faire un don de 20 $ ou plus – il n’y a pas de coût pour les moins de 18 ans), visitez le site Internet www.defichainedevie.com.