Mélodie Arsenault aide les itinérants

La Montarvilloise Mélodie Arsenault et son amie Amélie Lapointe ont profité de la fin de leurs études universitaires pour effectuer un projet personnel en redonnant aux itinérants de Montréal.
Après avoir décroché un baccalauréat en service social, un programme de l’Université de Montréal, Mélodie Arsenault et son amie de Saint-Hubert, Amélie Lapointe, ont décidé d’offrir de la nourriture à des sans-abri. Ce n’était pas un projet universitaire, mais plutôt une expérience purement personnelle que les deux jeunes femmes dans la vingtaine souhaitaient vivre. « Amélie et moi voulions organiser un projet, une action, qui viendrait mettre un point final à notre bac. Nous n’étions pas obligées par nos études de faire cela. Lors de notre programme, nous avons abordé et entendu parler des gens différents, de ces personnes qui vivent dans la marge. Ça nous a touchés, tous, et mon amie et moi, nous avons décidé d’aller rencontrer des itinérants et de leur offrir des lunchs préparés », explique Mélodie Arsenault, avec qui le journal a parlé.
LES 100 PREMIERS
Aidées d’amis et de leur famille, Mélodie et Amélie ont préparé 100 sacs à lunch, qu’elles sont allées distribuer dans les rues de Montréal, dans les stations de métro, dans les grands parcs, au square Viger. Les 100 premiers sans-abri aperçus recevaient un sac contenant des jus, deux sandwiches, des légumes et un fruit, un biscuit et un muffin maison, un bâtonnet de fromage, un sac de croustilles, des bonbons. « Au départ, nous avions l’intention de procéder à petite échelle. Utiliser notre argent et préparer 10 à 20 lunchs. Mais nous avions trop de choses à insérer dans les sacs », raconte Mélodie, qui s‘est trouvé un poste pour la saison estivale à la Maison des jeunes La Butte à Saint-Basile-le-Grand. Elles se sont tournées alors vers Facebook et des collègues de travail pour demander une aide financière. Mélodie a aussi vendu des bracelets qu’elle a fabriqués. « Nous avons réussi à récolter 500 $ et ainsi préparer nos 100 repas », de poursuivre la Montarvilloise.

« J’ai trouvé l’expérience valorisante. » – Mélodie Arsenault

De plus, le propriétaire d’une pizzeria de Saint-Basile-le-Grand, sur la montée Robert, a décidé de venir en aide aux filles. Il leur a donné tous les ingrédients nécessaires à la fabrication des sandwiches (pain, viandes, moutarde…). « Il nous a aussi prêté un local pour préparer nos 200 sandwiches! »
À la rencontre de Mélodie et Amélie, les sans-abri ont été surpris et très heureux de recevoir ce don. « J’ai trouvé l’expérience valorisante. Voir le sourire sur le visage de ces gens, qui réalisaient que nous avions pensé à eux même s’ils sont dans la rue. Certains d’entre eux vivent avec une maladie mentale ou bien avec des problèmes de drogues. Amélie et moi pensions qu’ils nous enverraient promener, mais ça n’a pas été le cas. Ils étaient très contents de voir de belles filles avec le sourire. D’autres croyaient que c’est Dieu qui nous envoyait. Quelques-uns ont dit que nous avions fait leur journée. Nous avons écouté leur histoire aussi, d’où ils venaient », commente la bachelière.
LE MOT DE LA MÈRE
« J’ai trouvé que c’était un beau projet agréable, un geste important. J’ai trouvé ça bien de la voir s’impliquer de cette façon, pour des personnes dans le besoin. C’est agréable de faire plaisir aux autres, mais aussi de s’occuper d’eux, de leur parler », note la mère de Mélodie.
Songent-elles à recommencer un jour l’expérience? « Il nous reste encore un peu d’argent de notre collecte, alors probablement que oui, mais à petite échelle, ou bien nous remettrons l’argent à un organisme de charité. » Mélodie, qui aime aider et écouter les autres, évoque les prochains mois, peut-être pour l’hiver. « Quand il fera plus froid, nous pourrions retourner à Montréal distribuer, cette fois, des cafés. »
QUESTION AUX LECTEURS :
Que pensez-vous de ce geste?