Saison sportive 2021-2022: début de saison durant la quatrième vague

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Par Gabriel Provost
Saison sportive 2021-2022: début de saison durant la quatrième vague
Les sports intérieurs avec contacts reprennent au moment où les cas de COVID-19 sont à la hausse. (Photo: archives)

La saison de loisirs à l’automne 2020 a dû se terminer de manière relativement abrupte en raison de la hausse des cas de coronavirus, qui ont fait cesser les activités sportives. Pour la saison 2021-2022, les parties et activités prévues risquent davantage de se dérouler sans qu’il y ait trop d’embûches.

Le principal aspect qui aide à une relance sportive est la grande proportion de citoyens qui sont vaccinés depuis le printemps. Selon les données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la population âgée de 12 à 17 ans a été vaccinée avec deux doses à 77,4% en Montérégie jusqu’à maintenant. Le passeport vaccinal est demandé à partir de 13 ans parmi ces jeunes qui pratiquent des sports. 

Or, même si plus des deux-tiers des 13 ans et plus ont reçu leurs deux doses de vaccin contre le coronavirus, les moins de 12 ans ne peuvent pour leur part toujours pas se faire inoculer. Il est donc possible que ces jeunes contractent la COVID-19, mais surtout qu’ils en subissent les impacts, notamment dans des contextes de pratique sportive où il y a présence de contacts rapprochés entre les joueurs.

Plus risqué sans bulles classes

Le docteur Stéphane Perron est médecin à l’INSPQ. En entrevue avec Les Versants, l’homme explique que la reprise des activités sportives à l’automne risque de contribuer à l’augmentation des cas de coronavirus. « Les risques que les jeunes contractent la COVID sont assez élevés à partir du moment où ils jouent dans des sports où il y a des contacts fréquents comme le hockey. » 

C’est que contrairement à la rentrée 2020, les élèves feront leur retour dans les classes de la province cet automne sans avoir à rester dans les mêmes bulles classes. Or, cette mesure permettait de réduire les risques de propagation de la COVID-19 étant donné que les jeunes qui contractaient le virus étaient isolés pour éviter à tout prix qu’ils n’entrent en contact avec d’autres personnes et s’infectent.

Les parents de ces élèves, qui sont pour la plupart des personnes se trouvant dans la tranche d’âge des 30 à 40 ans, sont d’ailleurs parmi les moins vaccinés dans la région, ce qui décuple les probabilités qu’ils contractent le coronavirus et en subissent les effets négatifs.

L’expert ajoute cependant que selon l’activité pratiquée, les probabilités de contracter le virus seront plus ou moins grandes. « C’est sûr que les risques de contacter le virus vont varier par exemple s’il y avait des bulles classes et ce serait les mêmes jeunes qui jouaient ensemble. Si ce sont des jeunes qui viennent de plusieurs écoles, plusieurs milieux, il y a des risques plus importants parce qu’il y a multiplication des contacts. Il y a donc un potentiel d’inclusion du virus dans le groupe, surtout s’il n’est pas protégé. » 

«Il faut essayer de trouver des stratégies qui vont limiter les contacts, qui vont faire en sorte que les jeunes et tout le monde vont continuer d’être actifs. »

-Stéphane Perron

Selon M. Perron, « le variant original  se transmettait moins bien chez les enfants que chez les adultes. L’Alpha et le Delta se transmettent probablement mieux chez les adultes mais sont devenus dangereux pour toutes les tranches d’âge. »

Organiser en sécurité

Parmi les sports qui sont considérés comme plus risqués, on trouve le hockey. Les associations de hockey mineur de Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Basile-le-Grand ont beau se situer à proximité l’une de l’autre géographiquement, elles ont choisi d’appliquer des normes différentes l’une de l’autre. 

Alors que les hockeyeurs pourront enfiler leur équipement dans les chambres des joueurs à Saint-Bruno, les normes à Saint-Basile imposeront plutôt aux joueurs de s’habiller dans une zone précise dans les estrades de l’aréna. 

En ce qui a trait à la vérification de la preuve vaccinale, Saint-Bruno l’ajoute aux profils des personnes inscrites pour ne les vérifier qu’à une reprise, alors que la ville de Saint-Basile vérifiera les passeports à chaque partie pour le moment.

Questionnés à savoir si les inscriptions semblaient affectées par l’entrée en vigueur du passeport vaccinal pour les 13 ans et plus ou par le fait que les plus jeunes courraient un risque en n’étant pas vaccinés, les responsables des deux associations sont du même avis:il faut faire face à certains risques, respecter les règles sanitaires et continuer de pousser les jeunes à pratiquer des activités sportives. 

Au moment d’écrire ces lignes, l’Association de hockey mineur de Saint-Bruno a 400 joueurs d’inscrits, tandis que Saint-Basile en est à environ 305. Ces nombres sont près de la normale hors-pandémie.

Que pensez-vous de la reprise des sports intérieurs avec contacts rapprochés alors que la quatrième vague frappe le Québec?

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