Saint-Bruno aura des consultations publiques pour certains projets

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Par Gabriel Provost
Saint-Bruno aura des consultations publiques pour certains projets
Certains projets à Saint-Bruno pourraient désormais être soumis à des consultations publiques avant de se réaliser. (Photo: Archives)

Suite à la séance ordinaire du conseil municipal du 15 juin, Saint-Bruno aura officiellement un système de consultation publique afin de discuter des divers projets qui passeront dans la municipalité.

La motion à ce sujet a été adoptée à l’unanimité des membres du conseil municipal. En tout, ce sont deux années de planification qui ont été nécessaires afin d’arriver à ce projet de motion.

L’institut du nouveau monde, une organisation indépendante et non partisane qui vise à accroître la participation des citoyens dans la vie démocratique, a chapeauté le processus de création de cette politique, qui s’ajoutera aux processus déjà en place tels que les comités de consultation et les référendums pour encourager les citoyens à participer à la démocratie municipale. 

Le maire critiqué

Les représentants des différents districts montarvillois n’ont pas hésité à commenter la mise en place de cet organe de consultation des citoyens, jugeant notamment que le maire de la Ville, Martin Murray, aurait pu prendre des décisions davantage liées à la volonté de la population que ce qui a été fait avec certains projets au cours de son mandat, tels que celui de l’îlot Natrel, au centre-ville de Saint-Bruno. 

La conseillère du district 6, Marilou Alarie, a dit au maire à ce propos que « des citoyens sont venus déposer une pétition pour vous demander qu’ils soient consultés sur le plan d’implantation et d’intégration architecturale du projet. » 

 Elle souligne également que le projet proposé a été refusé à 85% par les citoyens présents à la séance d’information, puisqu’ils « voulaient une mixité sociale et une mixité d’habitation. Aujourd’hui vous vous plaignez qu’il manque de logements locatifs abordables à Saint-Bruno pour les familles, alors que vous avez toujours dit que c’était ridicule d’installer des familles au centre-ville. » S’il avait écouté la population comme il propose désormais de le faire, Mme Alarie croit que le maire n’aurait pas autant de problèmes.

Le conseiller du district 7, Jacques Bédard, n’a pas mâché ses mots avant de déclarer à Martin Murray qu’il avait « peine à comprendre que vous venez de vous faire réprimander par le ministère pour avoir avec la mairesse de Longueuil  pris des initiatives qui sont répréhensibles et contre la démocratie et de l’autre côté vous venez de nous lire une litanie de bonnes paroles qui démontrent votre ouverture à la démocratie. Je trouve ça aberrant. »

Ludovic Grisé-Farand a pour sa part ajouté que le maire devrait se présenter plus fréquemment aux séances plénières, auxquelles il n’aurait pas assisté depuis au moins cinq séances. 

Louise Dion a renchérit en soulignant que le maire souhaitait au départ aborder la politique de consultation des citoyens sans consulter les citoyens. 

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