Saint-Basile contribue avec 31 000 $

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Par Frank Rodi
Saint-Basile contribue avec 31 000 $
La directrice générale de la Maison Simonne-Monet-Chartrand, Hélène Langevin. (Photo : courtoisie)

Fondation de la Maison Simonne-Monet-Chartrand

Le conseil municipal de Saint-Basile-le-Grand a accepté en février dernier de verser une contribution de 31 000 $ à la Fondation de la Maison Simonne-Monet-Chartrand. L’organisme souhaite bâtir une maison de deuxième étape pour les femmes victimes de violence conjugale.

Pour la directrice générale de la Maison Simonne-Monet-Chartrand, Hélène Langevin, la raison pour laquelle la construction d’une maison de deuxième étape est essentielle, voire urgente, c’est parce qu’il y a encore des femmes à risque d’homicide. « Il y a eu trois homicides dernièrement. Trois décès de femmes qui vivaient des situations de violence conjugale », déplore Hélène Langevin. Le plus récent décès est survenu à Saint-Hyacinthe la semaine dernière.

« C’est une œuvre qui a fait sa marque et qui est devenue essentielle. » -Yves Lessard

Au cours de la dernière année, la Maison Simonne-Monet-Chartrand a dû refuser 139 femmes par manque de place. L’organisme vient en aide aux femmes et aux mères de famille violentées ou vivant avec diverses difficultés en leur offrant l’hébergement sécuritaire.

Avec son aide financière de 31 000 $, Saint-Basile répond à la demande de collaboration financière lancée par la Fondation de la Maison Simonne-Monet-Chartrand auprès des municipalités. Campagne dont l’objectif est la construction d’une maison de deuxième étape. « Le don de Saint-Basile entre dans la catégorie Contribution du milieu, comme ceux de Richelieu et de Chambly. Les différents paliers de gouvernement doivent aussi nous aider financièrement », explique Hélène Langevin.

Le montant global pour construire la maison de deuxième étape s’élève à 5 500 000 $.

« Ici, à Saint-Basile-le-Grand, on connaît très bien la Maison Simonne-Monet-Chartrand. C’est une œuvre qui a fait sa marque et qui est devenue essentielle pour le mieux-être collectif. C’est une institution dans la région à laquelle certaines de nos résidantes ont déjà eu recours », de souligner le maire de Saint-Basile-le-Grand, Yves Lessard.

En entrevue avec Les Versants, M. Lessard soutient que lorsque la demande d’aide financière de la Fondation a été acheminée à la Ville, la réponse a été unanime et spontanée. « J’ai un attachement affectif pour cet organisme. Lorsque j’étais député, j’ai été l’un des rares hommes à entrer dans cette maison. »

La maison de deuxième étape

Les maisons d’hébergement de deuxième étape forment la plus récente maille du réseau des services à l’intention des femmes victimes de violence conjugale. Elles sont conçues comme de l’hébergement transitoire, sécuritaire, supervisé et confidentiel. Une maison de deuxième étape permet un séjour à plus long terme qu’une maison d’hébergement; de quelques jours à trois mois pour une maison d’hébergement, et de trois mois à deux ans pour une maison de deuxième étape.

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