Réouverture le 14 février: les gyms veulent faire partie de la solution

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Par Gabriel Provost
Réouverture le 14 février: les gyms veulent faire partie de la solution
Pascal Déry est heureux de pouvoir rouvrir sa salle d'entraînement le 14 février prochain. (Photo: Gabriel Provost)

Les gyms et salles d’entraînement pourront rouvrir le 14 février prochain à 50% de leur capacité, une situation qui fait le bonheur des propriétaires, qui veulent faire partie de la solution à l’avenir et non devoir fermer de nouveau.

Au centre d’entraînement avec obstacles Spartan Fit, de Sainte-Julie, le propriétaire, Pascal Déry, est prêt pour la réouverture de sa salle.  « On est contents de la réouverture, mais on croit que les établissements sportifs doivent être des partenaires de la solution », indique-t-il.

Le centre avait procédé à une ouverture officielle de ses portes au mois de février 2020, à quelques semaines à peine du début des mesures entourant la pandémie de COVID-19 au Québec. Ainsi, M. Déry, qui avait une employée pour l’appuyer, avait dû la mettre à pied pour assurer la survie de son établissement. « Quand il y a eu le premier confinement, tous les matins à 10h00 je donnais des entraînements en ligne pour les gens. Sur 90 jours, nous avons été là 89 fois. »

14 février

C’est la date à laquelle les gyms, salles d’entraînement et spas pourront officiellement rouvrir au Québec

Le propriétaire estime avoir su se réinventer pour subsister durant les périodes difficiles, aspect qui était d’ailleurs mis de l’avant par le gouvernement comme étant la chose à faire durant la pandémie. « J’ai créé une plateforme pour des entraînements virtuels, un podcast, on a fait des entraînements à l’extérieur et je me suis déplacé ailleurs au pays pour faire voyager les gens dans les séances virtuelles. » Il ajoute avoir fait cela parce qu’il est toujours motivé à développer de nouvelles idées, qu’il s’attarde à savoir ce qu’il peut faire ensuite pour changer les choses pour le mieux.

Or, les salles de sport comme la sienne ont été  obligées de fermer parmi les premiers établissements à chaque confinement et ont été parmi les derniers établissements à rouvrir au Québec.

Peur de contracter la COVID au gym

M. Déry déplore cette situation, notamment parce qu’il estime que les gyms ne sont pas des endroits de propagation du virus et qu’ils contribuent au maintien d’une bonne santé physique pour les gens qui les fréquentent. « Un des pires aspects de la gestion gouvernementale en lien avec les centres d’entraînement, ça été d’entretenir à tort le mythe qu’ils étaient des endroits dangereux non sanitaires, des endroits d’éclosions d’importance. À ce jour, on est encore à attendre les preuves scientifiques de ce fait là. »

Pour Pascal Déry, c’est cette peur de se mettre en danger qui a fait en sorte que certains habitués ont préféré annuler leur abonnement. « On a vu que cette stigmatisation des centres d’entraînement par le gouvernement a fait peur aux gens qui viennent s’entraîner. D’ouverture en fermeture, on voit non pas une courbe d’inscriptions stable, mais plutôt des inscriptions qui diminuent de plus en plus, entre autres par manque de motivation à s’entraîner, mais également par peur de contracter le virus ici. »

Malgré les effets que la crise a sur son entreprise, M. Déry reste positif pour la suite des choses et croit qu’il est encore temps de faire des changements pour améliorer la manière de percevoir l’activité physique dans la société. « On a malheureusement collectivement des mauvaises habitudes de vie, on prend notre santé pour acquise et il faut réaliser collectivement que notre santé n’est pas la responsabilité d’un système de santé, ce n’est pas la responsabilité de mesures gouvernementales ou de passes sanitaires : c’est notre responsabilité. »

Que pensez-vous du déconfinement des gyms au Québec?

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