Recrutement de moniteurs plus difficile pour certains camps de jour

Par Gabriel Provost
Recrutement de moniteurs plus difficile pour certains camps de jour
Saint-Basile-le-Grand a été en mesure de trouver tout le personnel nécessaire pour ses camps d'été, mais a dû refaire des embauches après des désistements. (Photo: courtoisie Saint-Basile-le-Grand)

Recruter suffisamment d’étudiants pour assurer que les camps ne manquent pas d’animateurs a été plus difficile pour certaines municipalités cette année.

C’est en tout cas ce qui s’est déroulé à Saint-Bruno-de-Montarville. En tout, la ville emploie cette année un peu plus de 140 personnes pour assurer la bonne gestion des activités de ses camps. Selon la directrice des communications de la ville, Suzanne LeBlanc, « le recrutement a été plus difficile au cours des deux derniers étés, dû à la Covid, mais la difficulté commençait à se faire sentir avant la Covid. »

Hors pandémie, il faut normalement une centaine de personnes pour que Saint-Bruno ne manque pas d’employés pour les camps d’été, mais les consignes que la Direction de la santé publique a mises en place avec l’Association des Camps du Québec font en sorte que davantage de personnes sont requises depuis deux ans avec la pandémie de COVID-19. Mme LeBlanc indique qu’« il y a environ 600 inscriptions différentes pour une moyenne de 300 jeunes par semaine. »

À Saint-Basile-le-Grand, la situation a été sensiblement identique à ce qui s’est déroulé pour Sainte-Julie. Alors que la ville avait réussi à embaucher tout le personnel nécessaire à son été 2021, « plusieurs animateurs se sont désistés après l’embauche. Nous avons donc dû retourner en recherche active afin de pourvoir l’ensemble des postes disponibles. » 

Innover pour embaucher

Du côté de Sainte-Julie, cet été a causé davantage de problème en termes d’embauche de personnel pour les camps. « Le recrutement a été un peu plus difficile cette année, surtout en raison de plusieurs désistements quelques semaines avant le début des camps ». indique la directrice des communications de la municipalité, Julie Martin. 

Elle ajoute cependant que les réseaux sociaux ont été utiles pour atteindre davantage de jeunes. « Nous avons su innover cette année et faire une campagne de recrutement avec TikTok, qui nous a permis de rejoindre de nombreux jeunes et recevoir davantage de CV. » En tout, ce sont 72 animateurs et un total de 2050 enfants qui participent aux activités des camps julievillois cette année.

Manque de main-d’œuvre

Si le recrutement est plus difficile cette année, c’est entre autres parce que la majorité des employeurs sont à la recherche d’employés pour la saison estivale. Les jeunes travailleurs peuvent donc choisir de prendre un emploi dans les camps de leur municipalité, comme le font plusieurs pour la proximité entre le domicile et le lieu de travail. 

«Nous avons su innover cette année et faire une campagne de recrutement avec TikTok, qui nous a permis de rejoindre de nombreux jeunes et recevoir davantage de CV. »

-Julie Martin

Toutefois, les employeurs qui ont de la difficulté à embaucher sont souvent prêts à donner de meilleurs avantages pour aller chercher plus d’employés, entre autres des salaires plus élevés, des congés plus faciles à obtenir, des horaires du lundi au vendredi et autres. Les municipalités sont conscientes de cette nouvelle réalité et font de leur mieux pour s’y adapter.

La situation est à ce point critique que les personnes qui indiquent qu’elles sont disponibles pour travailler durant l’été, même à temps partiel, reçoivent souvent plus d’une dizaine d’offres d’emplois qui pourraient les intéresser. Ces jeunes travailleurs sont donc convoités par tous les employeurs de leur région. 

Mesures d’aide nuisibles

Le contexte est également rendu plus difficile avec les mesures d’aide durant la COVID-19 comme la prestation canadienne de la relance économique (PCRE), une aide gouvernementale de 500$ par semaine qui mène certains travailleurs à ne pas retourner sur le marché du travail même si le milieu de travail dans lequel elles travaillaient a rouvert depuis l’allègement des mesures de confinement. 

Cette aide d’urgence a le même type d’effet que la prestation canadienne d’urgence (PCU) avant elle, mais elle est de moins en moins répandue et cessera complètement d’ici au mois de septembre prochain. 

Comment les difficultés d’embauche dans les camps impactent-elles l’expérience de vos jeunes qui les fréquentent?

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