Protocole régional pour services d’urgence en milieu isolé

Protocole régional pour services d’urgence en milieu isolé

À la suite de cette signature, les interventions de secours seront plus rapides en milieu isolé. (Photo : archives)

MRC de Marguerite-D’Youville

La MRC de Marguerite-D’Youville a paraphé la semaine dernière un protocole régional permettant aux services de sécurité incendie d’ajouter leurs forces à celles de la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent et des services ambulanciers. L’objectif est d’offrir des services d’urgence en milieu isolé aux citoyens de la MRC, et ce, peu importe où ils se trouvent.

Ce protocole a reçu l’accréditation du ministère de la Sécurité publique, responsable de l’élaboration d’un cadre de référence; il vise à accroître la sécurité des intervenants d’urgence et des usagers des secteurs hors route.

À la suite de cette signature, la préfète de la MRC de Marguerite-D’Youville, Suzanne Roy, a précisé : « Malgré que le territoire de la MRC de Marguerite-D’Youville ne soit situé qu’à une trentaine de kilomètres de Montréal, plusieurs secteurs ne peuvent être atteints par le réseau routier traditionnel. D’où l’importance de cette entente de collaboration régionale, qui vient encadrer le travail des diverses organisations qui participent au sauvetage hors route. »

Il faut noter que le territoire de la MRC de Marguerite-D’Youville, de laquelle fait partie la ville de Sainte-Julie, s’étend sur une superficie de plus de 345 km, dont près de 80 % sont en zone agricole. On y retrouve des milieux naturels tels les étangs Charlebois et le parc national du Mont-Saint-Bruno à Sainte-Julie, le boisé de Verchères, la Colonie des Grèves de Contrecœur, le parc Le Rocher de Saint-Amable, ainsi que les îles de Varennes, Verchères et Contrecœur, où l’on peut pratiquer des activités récréatives et touristiques.

« Plusieurs secteurs ne peuvent être atteints par le réseau routier traditionnel. » – Suzanne Roy

Le territoire de la MRC est aussi sillonné par un réseau de sentiers récréatifs : pédestres, cyclables, de ski de fond, de VTT et de motoneige. Grâce à ce protocole d’intervention, motoneigistes, amateurs de ski de fond, randonneurs, chasseurs, pêcheurs, propriétaires d’embarcation de plaisance, sans oublier les agriculteurs, pourront être secourus par les services d’urgence.

En plus d’être formée des services de sécurité incendie de chacune des municipalités de la MRC, l’équipe d’intervention d’urgence sera constituée des organismes suivants : les Services ambulanciers Demers, les Services ambulanciers Richelieu et la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent.

Lorsque l’appel est fait au 911, le répartiteur décide de mobiliser les ressources nécessaires. Selon les besoins, il pourra faire appel à deux équipes de sauvetage : l’équipe terrestre qui opérera à partir de Saint-Amable et qui disposera d’un véhicule hors route pour aller porter secours à la victime, ou encore l’équipe nautique qui interviendra sur le fleuve et dans les îles rattachées à la MRC. L’embarcation sera stationnée à Varennes, à la rampe de mise à l’eau du parc de la Commune. « La signature de cette entente nous permet de mieux outiller nos équipes d’intervention d’urgence pour qu’elles puissent répondre aux besoins des citoyens, peu importe où ils se trouvent », d’ajouter le directeur du Service de sécurité incendie de la Ville de Varennes, Alain Pharand.

Rappelons qu’en mai dernier, lors du dévoilement du rapport des activités 2017 du Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil, la mise sur pied d’un service d’urgence en milieu isolé afin d’intervenir rapidement hors du réseau routier constituait un des enjeux de taille pour 2018. Un enjeu digne d’intérêt pour les résidants montarvillois, puisqu’il concerne notamment le parc national du Mont-Saint-Bruno. « Grâce à une subvention de l’ordre de près de 90 000 $, nous serons en mesure de faire l’acquisition de quatre-roues, de traîneaux, de remorques. Ces appareils nous permettront d’effectuer des interventions plus rapides et conviviales en milieu isolé, par exemple à la Sépaq à Saint-Bruno, au parc Michel-Chartrand à Longueuil, dans le parc national des Îles-de-Boucherville », évoquait son directeur, Jean Melançon. À la suite de l’agression d’une joggeuse sur la montagne, le parc national du Mont-Saint-Bruno avait installé des balises dans ses sentiers afin de faciliter l’intervention des premiers secours. Après l’agression, les policiers avaient eu du mal à retrouver la victime au milieu d’un parc sans repères. Pour éviter que cela ne se reproduise, la Sépaq a décidé d’installer des balises sur les sentiers, qui permettent de facilement localiser l’endroit pour toutes les personnes qui devront y intervenir. En composant le 911, la personne en détresse n’a plus qu’à mentionner le numéro de la balise, pour que les premiers répondants sachent exactement où elle se trouve.

QUESTION AUX LECTEURS :

Que pensez-vous de cette entente?

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