Promouvoir la littérature locale 

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Par Frank Rodi
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La romancière Mélissa Perron. (Photo : courtoisie)

« Le 12 août, j’achète un livre québécois! »

À l’instar du mouvement #jelisbleu, une initiative de l’auteure jeunesse Nadine Descheneaux lancée en avril dernier afin de prioriser l’achat de livres québécois, l’événement « Le 12 août, j’achète un livre québécois » fait aussi la promotion des auteurs de la province et de leurs écrits.

La littérature québécoise est en santé et foisonnante. Elle propose une variété de styles, de genres, d’émotions qui permet au lecteur de trouver son compte. Il suffit d’observer les étals des libraires pour constater la panoplie de titres provenant d’auteurs et d’auteures de la province.

Aujourd’hui, le mercredi 12 août, c’est l’occasion de démontrer votre soutien à tous ces écrivains qui rédigent les histoires qui vous font rêver et voyager.

Pour la romancière Mélissa Perron, de Saint-Bruno-de-Montarville, la journée du 12 août est depuis quelques années une journée de découverte. « Aller chez le libraire et revenir avec nos coups de cœur, c’est excitant!, lance-t-elle, questionnée par Les Versants. Cette année je suis un peu fébrile, mon premier roman fait partie de cette belle fête du livre! »

C’est que Mélissa Perron a publié son roman Promets-moi un printemps l’année dernière, aux éditions Hurtubise. Un rêve devenu réalité pour cette artiste connue sous le nom de Rizada.

Même constat pour la Montarvilloise Maryse Pagé, qui a publié romans et biographies.
« J’adhère au mouvement, et ce, depuis le début il y a sept ans! Le monde littéraire québécois a toujours besoin d’un coup de pouce comme cette initiative de l’auteur Patrice Cazeault. Chaque année, l’événement du 12 août bat des records de participation. J’espère que cette année 2020 sera fracassante! », insiste Maryse Pagé.

Dans son cas, son dernier roman, Rap pour violoncelle seul, a été lancé peu de temps avant le confinement, et donc, la fermeture des librairies. « Le monde littéraire a été chamboulé. Nous avons besoin, les auteures et auteurs, de l’encouragement des lecteurs plus que jamais. Grâce au 12 août, [mon roman] connaît un regain de popularité et je suis heureuse qu’il se fasse connaître, parce que j’en suis fière. »

Selon Mélissa Perron, en fréquentant les librairies, les lecteurs ont l’occasion de trouver d’excellents auteurs et auteures dans divers styles et genres. « C’est donc très facile d’encourager la littérature québécoise en choisissant ce qui nous charme en tant que lecteur. C’est important de mettre de l’avant le talent d’ici et d’en être très fiers! », dit-elle.

Même constat pour Maryse Pagé, qui poursuit : « En cette année de crise, le milieu du livre est extrêmement touché et c’est d’autant plus important d’acheter local. Si j’avais un message à lancer, ce serait d’essayer la plume d’auteurs moins connus, de découvrir des auteurs que l’on n’a jamais lu. S’ouvrir. Il est clair que vous allez entrer dans de nouveaux univers qui vont vous émouvoir, vous faire rire, pleurer et vous étonner. »

Personnellement, Mélissa Perron compte bien être de l’activité, et ce, en famille avec les enfants. « Mercredi soir, nous allons donc tous avoir un nouveau livre à lire. Ou deux… », ajoute Mélissa Perron. De son côté, Mme Pagé participe chaque année à l’événement du 12 août. « Bien que j’aie déjà une pile à lire de romans québécois, je compte me procurer Rentrer son ventre et sourire de Laurence Beaudoin Masse, et Fécondes, d’Anne Genest. »

Si vous hésitez encore à lire québécois, demandez des suggestions dans votre entourage, à un ami, un libraire… ils sauront vous proposer des titres et des auteurs.

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