Productions cinématographiques dans la région: tourner en été COVID

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Par Gabriel Provost
Productions cinématographiques dans la région: tourner en été COVID
Plusieurs productions s'installent dans la région pour faire des tournages, dont celle de Justine Martin, qui a tourné avec son équipe au planchodrome de Sainte-Julie. (Photo: Calvin Liu)

Plusieurs tournages prennent place dans la région cet été. On compte même des tournages étrangers même si les frontières canadiennes ne sont toujours pas complètement rouvertes.

À Sainte-Julie, le planchodrome recevait la visite en juin d’une citoyenne qui a grandi dans la municipalité et qui réside désormais à Montréal, Justine Martin. Elle est réalisatrice et avait demandé l’aide des médias sociaux afin d’avoir la présence d’acteurs pour son documentaire qui raconte l’histoire de deux jumeaux Julievillois ayant atteint l’adolescence. Ils évoluent ensemble, mais avec des parcours différents. 

Mme Martin indique qu’elle connaît bien cette famille, dont l’un des enfants a un retard de développement, mais pas l’autre. Avec cette œuvre cinématographique, la réalisatrice veut montrer au public que le genre documentaire peut être intéressant pour raconter une histoire, alors qu’il est de plus en plus délaissé par les créateurs de cinéma et le public. « Mon espoir c’est que les gens voient le documentaire de façon différente », dit-elle.

Difficultés covid

La pandémie amène son lot de défis lors de tournages, notamment en ce qui a trait aux mesures qui se sont ajoutées pour garantir la sécurité de toute l’équipe et des acteurs. Pour Justine Martin, « c’est une grosse gestion, mais les mesures commencent à diminuer. » 

ÀSaint-Bruno et à Saint-Basile-le-Grand, un autre tournage s’est organisé, cette fois-ci en provenance des États-Unis. Le campement de base était situé dans le stationnement de ce qui aura été pendant plusieurs années le magasin grande surface Maison Ethier.

Parmi les acteurs qui participaient à ce tournage, il y avait notamment l’oscarisé pour son rôle du Joker, Joaquin Phœnix,

Selon la directrice des relations de travail et des affaires juridiques de l’Association des relations de travail et des affaires juridiques de l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM), Geneviève Leduc, le fait de devoir respecter plusieurs normes en lien avec la pandémie de COVID-19 a fait en sorte de faire grimper les coûts des productions. « Selon le type de productions, les coûts supplémentaires représentent des dépassements qui peuvent atteindre de 15 % à 20% du budget. »

De 15 à 20%

C’est le pourcentage de coûts supplémentaires que les productions peuvent devoir ajouter pour faire respecter les mesures sanitaires

Pas obligé d’annoncer dans toutes les villes

Alors que Saint-Bruno a indiqué au journal que la production qui se déroulait sur son territoire était secrète et qu’il était impossible d’en révéler le nom, Saint-Basile-le-Grand a pour sa part mentionné ne pas être au courant des détails de cette production en provenance des États-Unis, qui a pourtant établi son camp de base sur son territoire. 

La conseillère en communication de la municipalité, Marie-Ève Thibodeau, indique que « puisqu’il s’agit d’un terrain privé, les responsables n’avaient pas l’obligation, pour l’instant, d’obtenir un permis émis par la Ville pour ce projet. »

Mme Thibodeau ajoute cependant que Saint-Basile  en est « à élaborer une politique qui prévoira dorénavant que tout tournage, même sur des terrains privés, devra être déclaré à la Ville. »  

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