Producteurs de fruits et légumes locaux: des surplus invendus

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Par Gabriel Provost
Producteurs de fruits et légumes locaux: des surplus invendus
Geneviève Lacasse diversifie sa production pour réduire les surplus invendus. (Photo: Gabriel Provost)

Malgré le nombre d’initiatives d’achat local en hausse depuis le début de la pandémie de COVID-19, plusieurs producteurs locaux peinent à écouler leurs produits chaque année.

Parmi ces producteurs qui ont de la difficulté à écouler leurs stocks, on compte notamment les Jardins du Grand-Coteau, une ferme de Sainte-Julie qui produit une grande variété de fruits et légumes. 

La propriétaire de l’endroit, Geneviève Lacasse, indique que c’est justement le fait d’avoir une offre variée qui permet de ne pas perdre de quantités trop élevées de produits. Cette situation survient à chaque année, ce qui entraîne des pertes économiques pour son entreprise qui fait pousser des fruits et légumes squi ne trouvent pas de preneurs pour les acheter. 

Questionnée à savoir si les récoltes pouvaient être données à des organismes comme des banques alimentaires, Mme Lacasse explique que sa ferme le fait déjà, mais que cette option n’est pas priorisée puisque son entreprise se doit de réaliser des ventes pour subsister. « Dans les faits c’est sûr qu’on essaie de les vendre le plus possible parce que si on fait la récolte et qu’on a rien en retour, ce sont des dépenses », dit-elle. 

«Dans les faits c’est sûr qu’on essaie de les vendre le plus possible parce que si on fait la récolte et qu’on a rien en retour, ce sont des dépenses »

-Geneviève Lacasse

En guise d’option qui aide à réduire les pertes encourues, la productrice julievilloise a choisi d’offrir une variété plus vaste de produits dont certains ne sont pas disponibles dans une aussi grande proportion des supermarchés que les autres. Elle cultive entre autres des melons jaunes, de la rhubarbe et des cerises de terre, ce qui amène des clients au kiosque pour prendre ces produits moins répandus.

Divers points de vente

Mme Lacasse mentionne qu’en plus de vendre directement les produits de sa ferme sur place, l’entreprise est également présente au marché public de Sainte-Julie, de même que dans deux épiceries du coin. Mais même avec ces différentes options d’endroits où vendre la production de ses terres, l’agricultrice finit par terminer les saisons avec des surplus invendus. 

Celle qui dirige la ferme julievilloise qui est en activité depuis maintenant 15 ans croit que la situation était pire en 2021 à cause de la faible quantité de précipitations qui sont tombées sur la province. « À cause de la température, il y a eu plusieurs champs de maïs qui ont été prêts en même temps. […] Quand le maïs est prêt, il l’est là. Ça veut dire qu’il faut qu’on trouve preneur rapidement sinon on est obligés de le laisser au champ. »

Est-ce que le fait qu’un produit soit local vous incite à vous le procurer?

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