Près de 25 ans d’Harry Potter

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Par Frank Rodi
Près de 25 ans d’Harry Potter
Emmie Charbonneau et sa maman Karine Duchesneau, deux fans d’Harry Potter. (Photo : courtoisie)

Harry Potter a fait son entrée au cinéma il y a 20 ans, le 16 novembre 2001. Le roman initial a paru en librairie en juin 1997, il y a près de 25 ans. Malgré le temps, le phénomène se poursuit; le journal Les Versants aborde le sujet avec trois lectrices.

Le 20e anniversaire de l’entrée en scène du jeune sorcier à Hollywood a été souligné le 1er janvier dernier dans l’émission spéciale Harry Potter : retour à Poudlard.

Pour Karine Duchesneau, les romans d’Harry Potter constituent une passion qui se partage entre mère et fille. « J’attendais la sortie du dernier roman de la saga, Harry Potter et les reliques de la mort, alors que j’étais enceinte de ma fille », raconte-t-elle durant l’entrevue.

Lima Bourhis s’est initiée à l’univers d’Harry Potter quand elle avait 12 ans. Le mot « gratitude » lui vient en tête lorsqu’elle pense à ces romans, qui ont été le début d’une histoire d’amour avec la lecture. « Je détestais lire, se rappelle la Grandbasiloise. J’avais des difficultés avec le français. Je trouvais pénible de lire, au grand désarroi de ma mère, qui a travaillé toute sa vie dans une bibliothèque! » Aujourd’hui, à 35 ans, Lima n’a pas la télévision, mais des bibliothèques dans toutes les pièces de sa maison.

« Je détestais lire. » – Lima Bourhis

Pour Emmie Charbonneau, qui attendait dans le ventre de sa maman, Karine Duchesneau, il y a 14 ans, Harry Potter « est la première série fantastique que j’ai lue et que j’ai beaucoup aimée ».

C’est sur le tard que Karine Duchesneau s’aventure dans les pages racontant cette histoire de sorciers dans un collège. Elle était alors âgée de 25 ou 26 ans. « Je n’étais pas tant amoureuse des films. Mais lorsque j’ai lu le premier chapitre du premier roman, j’ai été accrochée complètement par ce monde imaginaire, qui nous fait décrocher de la réalité. Pour tout l’aspect où l’on découvre ce monde en même temps qu’Harry, les différentes créatures et les matières enseignées à Poudlard, L’école des sorciers demeure mon préféré de la série. »

Elle se lance alors dans un marathon de lecture des six premiers volumes de la série avant la publication tant attendue du dernier tome. Avec le recul, elle réalise qu’à ce moment précis, ce genre de lecture lui était nécessaire. La magie quotidienne. Les personnages dans un univers caché. L’émerveillement renouvelé à chaque tome supplémentaire…

« Je crois beaucoup aux bibliothèques publiques et, à cette époque, je me procurais les livres à la bibliothèque municipale. Il fallait être patiente, mais ça valait la peine d’attendre! C’était un bonheur d’avoir le roman dans les mains. Je lisais jour et nuit », poursuit Mme Duchesneau, qui parle d’Harry Potter à sa fille Emmie lorsque cette dernière est en 3e année. Aujourd’hui, elles ont les bouquins à la maison, en français et en anglais, qu’elles relisent fréquemment. « En ce moment, je relis le troisième, Le prisonnier d’Azkaban. Mais c’est celui que je préfère le moins. Il est plus sombre. C’est celui qui établit la cassure et qui fait basculer la série du côté adulte. »

Pour Emmie, son titre préféré demeure le cinquième, L’ordre du phénix, dans lequel la résistance contre Voldemort s’organise. Une brique de plus de 1000 pages en format poche. « Le côté magique, jumelé à la vie des moldus (une personne qui n’a pas de pouvoirs magiques), est très intéressant. On pourrait côtoyer des sorciers dans notre vie sans le savoir », indique l’adolescente.

Du côté de Lima Bourhis, l’intérêt pour Harry Potter est aussi venu de sa mère. Elle a commencé à lire les aventures du jeune sorcier et elle a su que cette histoire plairait à sa fille. Chaque jour, la mère lui parlait de ce qu’elle avait lu, lui racontait les meilleurs passages… « J’avais hâte qu’elle m’en dise plus! Puis, un jour, elle a juste arrêté de m’en parler et m’a dit que si je voulais connaître la suite, je devrais la lire moi-même. C’est ce que j’ai fait », précise-t-elle.

Sa mère lui a offert les romans. « C’est ainsi que mon amour pour Harry Potter et pour la lecture a commencé. Quand un roman paraissait, ma mère se le procurait le jour même. Je ne sortais plus de ma chambre pendant trois jours! Plus grande, j’allais attendre devant les librairies impatiemment pour acheter les livres à leur sortie », poursuit Lima Bourhis, qui a un fils, maintenant. Bien qu’il soit un grand lecteur, ce dernier ne souhaite pas se plonger dans les romans, puisqu’il connaît déjà l’histoire, à travers les films.

Par ailleurs, le journal avait couvert, en 2007, l’ouverture nocturne de la librairie Au cœur du village, à Saint-Bruno, pour la parution du roman final, Les reliques de la mort. Lima Bourhis faisait partie des clients impatients de se le procurer.

Quand on lui demande ce qui la fascine dans les aventures d’Harry Potter, la jeune femme évoque « un monde imaginaire parfait ». Elle précise : « Tout est parfait! Tout est pensé. Qui ne rêverait pas de recevoir un hibou qui nous invite à Poudlard! Les livres sont bien écrits, l’histoire, si bien ficelée. Les personnages sont bien construits; même les méchants, on les aime! » Puis d’ajouter, après s’être fait demander quel titre se trouvait au sommet de sa liste : « Je n’ai pas de livre préféré… Harry a évolué en même temps que moi. Le premier tome était parfait à mes 12 ans et le dernier, parfait à mes 21 ans. »

QUESTION AUX LECTEURS :

Les romans d’Harry Potter vous ont-ils marqués et pourquoi?

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Suzanne Robert
Suzanne Robert
4 mois

Harry Potter, Lima et moi. Je n’avais pas le droit le lire en anglais, tant qu’elle n’avait pas la version française. Beau défi mère fille. J’ ai adoré.