Prés de 10 M$ de surplus en 2018 à Saint-Bruno

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Par Frédéric Khalkhal
Prés de 10 M$ de surplus en 2018 à Saint-Bruno
(Photo : archives)

La Ville de Saint-Bruno a enregistré des surplus budgétaires records en 2018. Ce sont 9,8 millions de dollars qui pourront être investis.
Le rapport financier 2018 de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville a été déposé lors de la séance du conseil municipal du 15 avril. Pour l’exercice financier terminé le 31 décembre 2018, la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville a dégagé un excédent à des fins fiscales de 9,8 millions. Il s’agit de l’excédent le plus élevé depuis que la Ville a été reconstituée en 2006.
À titre de comparaison, en 2013, le surplus de la municipalité était de 1,7 million et il avait augmenté en 2017 à près de 5 millions. « Cela s’explique en très grande partie par la vente de terrains surtout dans le parc industriel en 2018 », a souligné, lors de la séance du conseil municipal, le maire Martin Murray.
À l’arrivée du directeur général Guy Hébert, l’objectif affiché de la municipalité était de remplir un parc industriel qui n’attendait qu’une chose, voir les entreprises arriver. Quatre ans après, alors que M. Hébert a décidé de tirer sa révérence et de quitter l’administration montarvilloise, l’objectif atteint était inespéré. « Il ne reste qu’un petit terrain à vendre dans le parc industriel », de confirmer lors de la séance M. Hébert au maire.
« En 2019, nous devrions avoir un surplus budgétaire encore plus grand, toujours grâce à la vente de terrains. L’excédent devrait atteindre 20 millions, mais cela ne va se produire qu’une fois », précise le maire, car une fois la vente des terrains effectuée, ils n’appartiennent plus à la Ville. Cependant, il est à prévoir une hausse des revenus fonciers.
À titre d’exemple, une entreprise comme Förena Cité thermale, la station thermale qui va se bâtir cette année proche de la montagne, devrait rapporter à la Ville en taxes plusieurs centaines de milliers de dollars. Alors que l’entreprise parle de 800 000 $ à verser chaque année à la municipalité lorsque le projet sera terminé, avec une évaluation foncière de 7 millions, ces taxes seraient plutôt de 263 208 $ à partir du 31 décembre 2018, comme on peut le lire dans le bail. Ce montant minimum est garanti par le contrat, même si la valeur foncière du futur SPA n’est pas de 7 millions.

« Cela s’explique en très grande partie par la vente de terrains surtout dans le parc industriel en 2018. » – Martin Murray

Ces surplus pourront participer au remboursement de la dette qui a, lui aussi, progressé. L’endettement net total à long terme est en 2018 de près de 92 millions. En 2013, il était à 79 millions.
En même temps, le revenu des taxes de la municipalité a augmenté, passant de 51 millions en 2013 à 58 millions en 2018, en constante croissance depuis cinq ans, en même temps que les surplus.
« Nous pouvons être très fiers de ces résultats qui démontrent, si besoin était, l’excellente santé financière de la Ville », a mentionné M. Murray dans un communiqué. Il en appelle cependant à la prudence quant à l’utilisation de ces surplus. « Plus que jamais, notre administration devra faire preuve d’efficacité, d’efficience et de vision dans l’utilisation de ces marges de manœuvre financières, et ce, au plus grand bénéfice de notre magnifique communauté. »
Interrogé par le journal, le candidat indépendant aux élections partielles du district 4, qui se tiendront le 2 juin, le seul à avoir porté sa candidature pour l’instant, soutient que ces surplus seraient très utiles pour alléger la charge fiscale des ménages montarvillois.

Guy Hébert

Le travail de Guy Hébert a été salué par l’ensemble des conseillers. Le directeur général vivait lundi dernier son dernier conseil municipal à Saint-Bruno. Il avait annoncé il y a quelques semaines qu’il quitterait son poste le 3 mai, sans indiquer cependant qu’il souhaitait prendre sa retraite. Aucune communication de la Ville n’a montré à ce jour qu’un successeur à Guy Hébert avait été trouvé.

Les grosses dépenses

Ces quotes-parts (28 021 813 $) sont le poste de dépenses le plus important de la Ville. Viennent ensuite la masse salariale (17 049 031 $), les achats de biens et services (13 592 294 $) et l’amortissement des immobilisations (7 442 650 $). En ce qui concerne la masse salariale, elle était en hausse d’environ 2,75 % par rapport à l’année précédente.
Question aux lecteurs : Que devrait faire la municipalité avec ces surplus?

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