Premiémos et Premiépas suspendront sous peu leurs services

Premiémos et Premiépas suspendront sous peu leurs services

Garderies privées en attente de permis

Les garderies privées Premiémos et Premiépas, situées respectivement à Saint-Bruno et Saint-Basile, ont obtenu un sursis de cinq jours; ce qui reporte à vendredi la fermeture des emplacements, par le ministère de la Famille et des Aînés (MFA). La propriétaire des lieux, Denise Tresidder, est estomaquée de la tournure des événements.

En date de jeudi dernier, la fermeture des garderies devait se faire ce lundi, puisqu’au dire du MFA, les deux services de garde, opérationnels depuis 15 ans, ne répondent pas aux exigences de la Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance et de son règlement. « Les plus touchés là-dedans, ce sont les enfants. On ne peut pas se permettre de les déplacer comme ça; ce sont des tout-petits. Déjà que ça peut être long pour eux de s’adapter à un nouvel environnement et à une nouvelle éducatrice, on ne peut pas fermer une garderie qui a une bonne réputation sous prétexte qu’elle ne détient pas tous les permis. […] C’est illogique et ridicule! Je suis persuadée que cette histoire est strictement une guerre entre les fonctionnaires versus le système de garderies privées », exprime Mme Tresidder.

En décembre dernier, une lettre a été envoyée à Mme Tresidder, l’obligeant à se procurer un permis d’opération légale. Selon cette dernière, cela fait quelques années que des représentants du ministère viennent la rencontrer, qu’elle leur répète les mêmes choses et montre les mêmes documents, mais qu’aucun suivi n’est fait de leur part, par la suite.

Fatiguée de se faire constamment interpeller, Mme Tresidder a donc envoyé sa demande de permis le 10 août dernier, lequel ne lui sera pas délivré avant quelques mois. « J’étais épuisée de me faire harceler (par le ministère de la Famille), alors, j’ai voulu régulariser la situation. Je ne croyais pas avoir besoin de ce permis, puisque j’avais déjà gagné en cour, en 1998, contre l’Office de la garde, pour les mêmes revendications », d’expliquer la propriétaire, qui croyait avoir jurisprudence dans le dossier.

Un soutien parental et provincial

À l’annonce de la fermeture des deux services de garde, il y a deux semaines, plusieurs parents ont uni leur force et ont inondé d’appels le MFA. Selon les commentaires publiés sur la page Facebook « Contre la fermeture de Premiépas Premiémos », tous sont satisfaits des services offerts dans les garderies.

De son côté, le député de Chambly, Bertrand St-Arnaud, a lui aussi rédigé une lettre à la ministre de la Famille, Yolande James. Il lui demandait entre autres de « surseoir à sa décision » de fermer les garderies. M. St-Arnaud a ajouté que « s’il advenait, à la suite des démarches déjà entamées, que les garderies ouvrent de nouveau, deux cents parents et leurs enfants auront vécu une évacuation et même des traumatismes inutiles ».

Ces démarches ont-elles porté leurs fruits? À tout le moins, la ministre James a publié une note sur le site Internet du MFA spécifiant que « le ministère ne procédera pas à l’évacuation des lieux avant le 23 septembre ». D’ici cette date, les parents de la centaine d’enfants fréquentant les garderies devront avoir trouvé un autre établissement où faire garder leurs bambins.

Entre-temps, les architectes du MFA ont rencontré, lundi après-midi, Mme Tresidder et son architecte. Au moment de mettre sous presse, le journal Les Versants n’a pu avoir plus de détails sur cette réunion.

 

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