Postes à combler

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Par Frank Rodi
Postes à combler
Malgré la situation actuelle et la venue d’une deuxième vague, il y a encore des entreprises qui ont besoin de renforts. (Photo : archives)

Malgré la pandémie et le reconfinement de certains secteurs d’activités, il y a encore des entreprises qui ont des postes à combler.

On apprenait la semaine dernière que le fabricant de moteurs d’avion Pratt & Whitney supprime près de 300 postes dans ses installations de Longueuil et Saint-Hubert.

La fermeture des salles à manger des restaurants, exigée par le gouvernement de François Legault depuis le 1er octobre dernier, a aussi eu des impacts chez les travailleurs. Plusieurs restaurateurs se sont vus forcer de mettre à pied des dizaines d’employés à la suite de la décision de la santé publique.

Or, malgré la situation actuelle et la venue d’une deuxième vague, il y a encore des entreprises qui ont besoin de renforts. Pour certains secteurs, il y a des postes à combler.

C’est le cas dans les marchés d’alimentation, comme les Marchés IGA Lambert. Plus d’une centaine de postes sont actuellement à combler à travers huit succursales, dont celles de Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand, Chambly, Carignan ainsi qu’au dépanneur IGA Express de Saint-Bruno-de-Montarville.

Pourquoi? « Avec la pandémie, pour la première fois, nous avons ressenti que nous sommes un service essentiel. Plusieurs commerces autour de nous ont fermé leurs portes, dont les restaurants, explique le directeur général des Marchés Lambert, Jessy Vézina. Les gens se sont tournés vers nos commerces, ce qui a augmenté notre clientèle. Nous avons dû répondre à cette demande. »

Il y a des postes à combler dans divers départements : à la caisse, à l’emballage, dans différents rayons, tels la transformation des fruits et légumes, les fromages, la charcuterie, les produits naturels, la boulangerie, la viande. « Nous recherchons aussi des gens de métier pour des postes spécialisés, affirme la directrice des ressources humaines des Marchés Lambert, Annie Blouin. Qui ont de l’expertise dans certains métiers, comme poissonnier, boucher, pâtissier… »

Au volant des autobus

Sur le site Internet de la compagnie Autobus Robert, qui a pignon sur rue à Saint-Basile-le-Grand, un formulaire de demande d’emploi pour devenir chauffeur d’autobus scolaire est disponible à remplir. Il y a actuellement une pénurie de main-d’œuvre dans le domaine.

« Les gens se sont tournés vers nos commerces, ce qui a augmenté notre clientèle. Nous avons dû répondre à cette demande. » – Jessy Vézina

Le directeur de l’entreprise, Louis-Martin Robert, évoque une crise qui dure depuis longtemps. « Nous manquons de main-d’œuvre, déplore-t-il. Ce n’est pas uniquement un problème causé par la COVID. Même avant la pandémie, c’était difficile. Ça fait plusieurs années que dure la situation. »

Mais même si la pénurie de conducteurs remonte à loin, Louis-Martin Robert ne se cache pas pour dire que la situation de pandémie n’améliore pas les choses actuellement. « C’est certain que la COVID-19 ne nous aide pas. »

Paysagement et déneigement

Puis, Martin Gagné, de l’entreprise Services paysagers Martin Gagné, explique sa réalité : « Aujourd’hui, les gens ont deux emplois. Le père et la mère travaillent. Le retour à la maison avec les enfants, les repas… Dans ces circonstances, c’est compliqué d’entretenir le terrain ou de l’aménager. »

Selon Martin Gagné, c’est la raison pour laquelle la demande pour ses services ne fait qu’augmenter. « Nous nous efforçons pour engager du personnel, question de ne pas remettre à plus tard les tâches chez les clients », répond-il.

Avec l’arrivée de l’hiver et la demande pour le déneigement, l’entrepreneur se prépare pour un autre processus d’embauche. « On travaille fort pour voir, rencontrer, former à l’ouvrage ces nouveaux employés… »

QUESTION AUX LECTEURS :
La pandémie vous a-t-elle fait réfléchir sur votre choix de carrière?

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