Pierre Curzi souhaite une coalition de partis souverainistes

Le député indépendant se représentera aux prochaines élections

Pierre Curzi a attiré autour de 300 personnes mardi soir à Otterburn Park, alors qu’il avait convié ses électeurs à une assemblée publique afin de leur expliquer, en personne, pourquoi il avait quitté le Parti québécois. D’emblée, le député provincial de Borduas a dit qu’il terminerait son mandat, mais aussi qu’il en solliciterait un autre.

« J’ai bien l’intention de me représenter, mais on verra si j’aurai une bannière ou pas à ce moment-là », a dit l’ex-comédien. Les applaudissements ont été immédiats.

M. Curzi a ensuite rapidement mis les choses au clair : il ne créera pas son propre parti politique, mais espère un regroupement des forces souverainistes. « Il n’y aura pas création d’un nouveau parti ce soir mais, oui, je souhaite personnellement une coalition de toutes les forces indépendantistes du Québec. »

Pendant une bonne trentaine de minutes, Pierre Curzi a expliqué, avec la verve d’un tribun convaincu, que sa décision de claquer la porte du PQ lui permettait d’éviter d’aller à l’encontre de ses convictions personnelles. Pour lui, il n’est pas question d’empêcher la population de contester le contrat entre la Ville de Québec et Quebecor pour la gestion d’un futur amphithéâtre, tel que stipulé dans le projet de loi 204 parrainé par le Parti québécois.

« Un citoyen a parfaitement le droit de poser des questions sur la légitimité d’un contrat », a insisté M. Curzi. Il a cependant tenu à préciser qu’il ne s’opposait pas au retour des Nordiques ni à la construction d’un nouveau bâtiment de 400 millions $ à Québec. 

Une fois son discours terminé, Pierre Curzi a mis une bonne heure à écouter le public. La souveraineté et l’avenir du PQ ont été au cœur des discussions durant cette période réservée aux électeurs qui ont, en majorité, appuyé la décision de M. Curzi de quitter le PQ.

Pendant ce temps, les députées Lisette Lapointe et Louise Beaudoin, venues écouter leur collègue, enchaînaient les entrevues sur le même sujet à l’arrière de la salle. Rappelons que Mmes Lapointe et Beaudoin ont elles aussi quitté le PQ en raison de la position du parti sur le projet de loi 204. Le fait que la chef Pauline Marois n’ait pas demandé l’opinion de son caucus a également été mis en cause.

Un article complet sur cette assemblée sera publié dans la prochaine édition papier du Vallée-du-Richelieu Express.ca, le 29 juin.