Les députés Dubé et Sellah pourraient devoir rembourser 60 567 $
Dans le dossier des présumés bureaux satellites du Nouveau Parti démocratique (NPD), les députés néo-démocrates de Chambly – Borduas, Matthew Dubé, et Saint-Bruno – Saint-Hubert, Djaouida Sellah, pourraient être appelés à rembourser respectivement 30 727 $ et 29 840 $.
Tout comme leurs collègues, Djaouida Sellah et Matthew Dubé ne s’expliquent pas d’où sortent les sommes qui leur sont réclamées. « On a fait une utilisation de nos ressources pour avoir des employés qui faisaient un travail parlementaire, sur le terrain, au Québec, pour être plus proches des Québécois à cause des résultats de la vague orange de 2011. Et on (les conservateurs) a décidé de changer les règles du jeu (au sein du Bureau de la régie interne), a posteriori, pour, par la suite, réclamer des remboursements », explique M. Dubé.
« Toute cette affaire est une décision purement politique, non rationnelle. C’est une campagne de salissage à l’égard des députés du NPD parce que nos opposants se sentent menacés, pour les prochaines élections, commente Mme Sellah. Ils essaient de nous déstabiliser, c’est tout, parce que nous avions reçu l’autorisation du Bureau de la régie interne pour nos dépenses. »
En tout, ce sont 2,7 millions de dollars qui sont réclamés à 68 députés de l’opposition officielle; facture envoyée par le président de la Chambre des Communes, Andrew Scheer. De leur côté, les deux élus ne peuvent pas commenter le détail des montants étant donné que les députés néo-démocrates qui siègent au Bureau de la régie interne sont tenus au secret et ne peuvent donc pas informer leurs confrères.
Le NPD poursuit le cas devant la Cour fédérale depuis plusieurs mois, afin que les députés visés puissent avoir la chance de s’exprimer et de montrer des preuves qu’ils n’ont rien fait hors des règles. « Le parti a fourni toutes les preuves pour démontrer que les employés faisaient véritablement du travail parlementaire, surtout dans les communications et le graphisme, afin que les députés puissent conserver un contact avec les Québécois », précise Mme Sellah.
Cette dernière confirme avoir engagé du personnel pour réaliser ses projets de communication, mais que, depuis que le dossier est au tribunal, le contrat a cessé.


