Joël Boucher sort de l’ombre
Un an après les élections municipales
Il aura fallu attendre un an avant de voir réapparaître le chef de l’Alliance municipale, Joël Boucher, sur la scène politique. Le journal a rencontré le Montarvillois qui ne se dit plus amer devant la défaite des dernières élections municipales, mais s’inquiète plutôt pour l’avenir de Saint-Bruno.
Pour ceux qui cherchaient M. Boucher cette dernière année, eh bien, il était en pleine préparation d’un nouveau projet : changer d’emploi! En effet, celui qui a été enseignant au préscolaire pendant 26 ans occupe depuis quelques semaines un poste de directeur adjoint dans une école primaire à Longueuil. « Ce nouveau poste m’occupe énormément, mais je reste toujours aussi passionné de la politique municipale et disponible pour le parti. »
Même s’il est demeuré dans l’ombre des médias tous ces mois, il assure avoir maintenu son leadership auprès des trois élus de son parti. « Je rencontre les candidats régulièrement pour travailler les dossiers, donc, même si on ne me voit pas aux séances du conseil, parce que je préfère les visionner sur le Web, je suis toujours présent », explique-t-il.
Mais pourquoi avoir attendu un an? « Après les résultats des élections, j’ai senti le besoin de me retirer de la place publique et de laisser la chance au coureur. Au printemps, toutefois, j’ai reçu bon nombre de courriels et d’appels qui déploraient la gestion de la Ville. C’est pourquoi j’ai fait mon coming out lors du bilan de première année parce que plusieurs questions restent sans réponses, selon moi. »
Tant de questions…
Joël Boucher ne se gêne pas pour exprimer haut et fort son inquiétude envers l’avenir de Saint-Bruno, si les choses ne changent pas plus. « Dans 10 ans, je prendrai ma retraite et je continuerai d’être un contribuable. Alors, si le développement ne bouge pas plus que ça à Saint-Bruno, bientôt ce seront les citoyens qui devront payer de leurs poches pour remplir les coffres de la Ville. Il sera alors de plus en plus difficile pour les Montarvillois à revenus fixes de survivre. »
Parmi les interrogations qu’a le chef de l’Alliance, il est question entre autres des « enveloppes brunes » qui auraient circulé à l’hôtel de ville du temps de l’ancienne administration; situation qu’a dénoncée Marilou Alarie en décembre 2012. « Qu’en est-il de ces fameuses enveloppes brunes et du dossier noir déposé à l’UPAC il y a deux ans? Si les élus ont des éléments nouveaux, pourquoi ne les sortent-ils pas publiquement? Et, à l’inverse, si M. Murray et Mme Alarie se sont compromis à l’époque, il serait sage de leur part de s’excuser publiquement parce qu’ils ont entaché la réputation de plusieurs élus et fonctionnaires. »
Mais les questions ne s’arrêtent pas là! : « Le budget des fleurs que les candidats du Parti montarvillois disaient si faramineux, comment le trouvent-ils, finalement? La promesse de sortir Saint-Bruno de l’agglomération de Longueuil, où est-elle rendue?», etc. Et Joël Boucher d’ajouter : « La démagogie et la désinformation sont très efficaces en démocratie. Si on la corrompt et la manipule, on va l’achever parce que les gens ne cautionneront plus les mensonges. »
Et si on se donnait rendez-vous dans trois ans?
Les prochaines élections municipales se tiendront en 2017; est-ce que Joël Boucher envisage de s’y représenter? « Il peut se passer bien des choses en trois ans. Pour le moment, je suis le chef du parti et si les membres réclament quelqu’un d’autre au poste, je céderai alors ma place », conclut-il.


