Des députés dénoncent l’insuffisance de nouvelles places en garderie

Les députés péquistes élus sur le territoire de l’agglomération de Longueuil réprouvent l’octroi des 391 nouvelles places en service de garde pour ce secteur de la Montérégie. Selon eux, ce nombre est nettement insuffisant compte tenu des naissances qui se font de plus en plus nombreuses chaque année.

Avant tout, rappelons que, selon l’Institut de la statistique du Québec, la Montérégie est la deuxième région où il y a le plus de naissances chaque année (18 %), après Montréal. Sur le territoire de la CRÉ de Longueuil, 7 025 enfants de Boucherville, Longueuil, Saint-Bruno et Saint-Hubert sont actuellement en attente d’une place subventionnée en service de garde; sans oublier qu’à ce jour, 16 283 enfants de l’agglomération sont inscrits sur la liste d’attente BILA.

Il y a deux ans, la CRÉ de Longueuil recommandait à la ministre de la Famille, Yolande James, le développement de 5 000 nouvelles places pour les enfants de la région. « Avec 391 places à développer, nous sommes loin de répondre aux besoins concrets et réels des parents de nos municipalités. La ministre libérale sacrifie ces familles en leur faisant payer le prix de son improvisation », ont dénoncé Bernard Drainville (Marie-Victorin), Marie Malavoy (Taillon), Martine Ouellet (Vachon), Monique Richard (Marguerite-D’Youville), Bertrand St-Arnaud (Chambly) et Marie Bouillé (Iberville), porte-parole du Parti Québécois en matière de famille.

Selon Bertrand St-Arnaud, « l’inaction du gouvernement libéral fait augmenter considérablement le nombre d’enfants sur les listes d’attente et c’est inacceptable ».

« Dans la circonscription de Taillon seulement, au moins cinq projets, totalisant 400 nouvelles places, seront déposés prochainement, dont certains visent de nouvelles installations dans des quartiers plus défavorisés, là où l’on doit porter une attention particulière. La proposition du gouvernement à cet égard est nettement insuffisante », a déclaré Marie Malavoy.

Martine Ouellet, quant à elle, veut que soient favorisés des places et des projets avec des horaires atypiques pour répondre aux besoins réels des jeunes familles. « Il est inacceptable que de nombreux parents doivent se tourner vers le privé ou faire le choix qu’un des deux parents reste à la maison lorsque l’horaire de travail est atypique », a-t-elle ajouté.

Les députés ont alors conclu que « la ministre libérale Yolande James doit refaire ses devoirs et augmenter significativement le nombre de nouvelles places afin de répondre aux besoins des parents de chez nous ».