Député et secrétaire parlementaire
Michel Picard
Michel Picard, nouveau député fédéral du Parti libéral dans la circonscription de Montarville, a été nommé secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale. Ce spécialiste dans la lutte au blanchiment d’argent et au crime financier a expliqué au journal comment il arrivait à jongler entre Saint-Bruno-de-Montarville et Ottawa.
En quoi consiste votre nouveau poste de secrétaire parlementaire?
Mon rôle est d’assister le ministre à la fois dans l’ensemble de ses fonctions et aussi pour remplir des mandats bien spécifiques. J’ai aussi l’obligation de représenter le ministre en son absence. On m’a nommé à ce poste notamment en raison de mon expertise en matière de criminalité des cols blancs.
Pouvez-vous nous rappeler votre expertise en la matière?
Ma maîtrise et mon doctorat sont en science politique, mais je suis spécialisé en renseignement de sécurité. Tout ce qui est renseignement et analyse du renseignement fait partie du travail opérationnel qu’on retrouve notamment dans les enquêtes de crimes économiques. J’ai eu la chance de travailler pour la Gendarmerie royale du Canada, dans l’équipe intégrée de la police des marchés financiers. Je faisais partie de l’équipe d’enquête de Norbourg. J’ai mis en place le seul programme de deuxième cycle spécialisé dans la lutte aux crimes financiers et enseigné aux universités de Sherbrooke et des HEC dans un programme de maîtrise. J’ai aussi donné beaucoup de conférences et de formations en matière de fraude. J’ai écrit deux livres; celui en 2011, sur le crime financier, est au cœur de mon expertise (Faites-moi confiance – Autopsie des crimes financiers), et en 2015, j’ai publié un livre sur la commission Charbonneau (La Commission Charbonneau – Les aveux d’un système corrompu) que j’ai analysée sur RDI matin week-endpendant deux ans. C’est ma modeste contribution à la cause en espérant la faire croître encore plus.
Avant votre élection, vous aviez promis aux victimes de la fraude Mount Real de les représenter, élu ou pas élu. Vous êtes donc en position favorable maintenant pour faire évoluer leur cause?
Sans m’avancer trop loin, j’ai déjà commencé à parler à certains de mes collègues pour étudier la possibilité de mettre en place un certain nombre de dispositions réglementaires qui viseront à soutenir les gens qui subissent les contrecoups de ce genre de fraude. On va discuter avec le ministère des Finances des changements législatifs envisageables. Je n’ai pas le dernier mot là-dessus et il va falloir considérer la question avec tous les intervenants pour savoir quelles sont les mesures actuelles, et comment combler les lacunes. Parallèlement, on pourra s’appuyer sur les 8 points que j’avais proposés en 2011 déjà pour lutter contre la criminalité des cols blancs.
Comment allez-vous partager votre travail entre celui de député et celui de secrétaire parlementaire?
De la même manière que l’on a été élus, en équipe. J’ai la chance d’avoir des personnes d’expérience qui habitent ici. À Saint-Bruno, j’ai deux adjoints. Michel L’Heureux sera le responsable du bureau de circonscription avec qui tous les dossiers seront développés en partenariat. C’est un homme de grande expérience en politique provinciale, notamment. Il a aussi une expérience d’affaires, ce qui va me permettre d’avoir beaucoup de profondeur dans la gestion des dossiers. Son réseau de contacts très élargi nous permettra d’avoir aussi une grande visibilité sur le plan provincial. Il y aura également Lorraine Lacharité, qui sera notre capitaine de bateau. Elle gérera la logistique du bureau. Elle est surtout bien connue à Saint-Bruno, car cela fait 29 ans qu’elle demeure ici et elle est très impliquée dans le domaine communautaire. Dans la circonscription de Montarville, cette connaissance de notre milieu nous donne une forte assise.
Le citoyen qui veut vous voir a-t-il plus de chance de vous trouver à Ottawa ou qu’à Saint-Bruno?
J’ai donné le mandat à M. L’Heureux de s’assurer que je sois le plus présent possible dans la circonscription, en dehors des semaines où je siège à Ottawa. Les semaines où je suis dans la circonscription sont déjà définies, de sorte qu’on est en mesure de prévoir toutes les plages horaires pour des rendez-vous. Pour les gens qui veulent communiquer avec nous, il est possible de le faire par courriel à michel.picard@parl.gc.ca. Le site Internet et le numéro de téléphone seront transmis quand les installations seront complétées.
Le futur bureau se trouvera-t-il à Saint-Bruno?
Oui. Au 1428, rue Montarville, au deuxième étage. Je n’ai pas encore un numéro de bureau, car tout est encore en construction. Le bureau sera ouvert officiellement en février. Je m’installe donc à Saint-Bruno, en plein milieu de la circonscription.
