Plusieurs cas de maisons lézardées à Saint-Basile

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Par Gabriel Provost
Plusieurs cas de maisons lézardées à Saint-Basile
Melissa Breton et son mari, Eric Davis, devant leur résidence. (Photo : Courtoisie Melissa Breton)

Saint-Basile-le-Grand, à l’instar de plusieurs municipalités de la région, fait face à un grand nombre de problèmes de fissures de fondations des résidences sur son territoire. 

Melissa Breton et son mari Eric Davis sont résidants à Saint-Basile depuis maintenant quatre ans. Ils y ont acheté leur première résidence, une maison unifamiliale, sur la rue Mont-Bruno.

Les précédents propriétaires avaient dû faire réparer des fissures qui s’étaient créées sur les fondations de béton se trouvant sur le côté de la maison, mais tout semblait bien se passer à cet effet depuis les travaux.

La Grandbasiloise nous fait entrer dans sa résidence, où tout semble normal à première vue, et explique que ce n’est en fait pas le cas. « Mon patio, qui a été construit en 2019, a déjà bougé d’à peu près cinq à six pouces du mur de la maison. »

En ressortant de la maison par la porte-patio qui donne sur ledit patio, on remarque tout de suite qu’il semble s’enfoncer et qu’il est désormais penché. « Le contracteur a dit qu’il allait payer pour réparer ça, étant donné que c’est un travail qu’il a fait », dit la copropriétaire de la maison. 

Mais remonter le balcon ne réglera qu’une partie du problème de Mme Breton. « Le sol autour de la maison a complètement séché. Il y a maintenant un espace de trois pouces de largeur et deux pieds de hauteur qui s’est créé entre les fondations et le sol. » En faisant le tour de sa résidence, la citoyenne a également constaté que des fissures se sont créées dans les fondations. L’une d’entre elles s’étend même du sol jusqu’au toit. 

Il y a désormais un espace qui s’est créé entre les fondations de la maison et le terrain de la résidence. (Photo: Gabriel Provost)

Devant ces constats, Melissa Breton a choisi de faire évaluer les différents problèmes de fondations de sa propriété afin de mieux comprendre l’ampleur de la chose. L’inspection, réalisée le 15 novembre dernier sur la maison, a permis de conclure que les dégâts étaient dus à un mélange de périodes de sécheresse, à la composition argileuse du sol, aux arbres matures qui se trouvent sur le terrain et aux vibrations causées par la machinerie durant les travaux de reconstruction de la rue.

Parce qu’en plus d’être construite sur un sol composé de glaise, la résidence de Mme Breton se trouve dans une rue qui a subi des travaux et elle a été reconstruite entièrement depuis 2020. « Je me disais que les travaux dans notre rue feraient en sorte d’augmenter la valeur de notre résidence », dit-elle. Mais au bout du compte, ces travaux, de même que le printemps sec vécu en 2021, pourraient plutôt être la cause de dépenses imprévues pour le couple. 

« Mon patio, qui a été construit en 2019, a déjà bougé d’à peu près cinq à six pouces du mur de la maison. »

– Melissa Breton

Pour la Grandbasiloise, cette situation est loin d’être idéale. « Mon conjoint et moi sommes deux artistes. J’ai perdu mon emploi avec la COVID et je suis devenue préposée aux bénéficiaires. Alors, c’est une année déjà pas facile et, maintenant, on attend une soumission pour les réparations. » Elle a d’ailleurs songé à vendre la maison, mais il lui faudrait mentionner le problème des fondations aux futurs acheteurs, ce qui pourrait, selon elle, avoir un effet négatif sur la valeur de la propriété, surtout si les travaux ne sont pas réalisés avant la vente. 

Lesdites réparations consisteront, entre autres, à faire pieuter les fondations afin d’éviter d’autres problèmes de fissures à la résidence dans le futur. 

Subventions pour les travaux

Cette année, étant donné le nombre élevé de travaux qui seront à effectuer, les citoyens pourront bénéficier du programme d’aide rendu possible par la collaboration entre les élus de la Municipalité et la MRC de la Vallée-du-Richelieu. Les résidences qui en font la demande pourraient avoir droit à une aide financière d’un montant allant jusqu’à 30 000 $, mais devant se limiter à 50 % de la valeur des réparations faites pour régler le problème de lézardes. La directrice des communications de Saint-Basile-le-Grand, Stéphanie Plamondon, indique d’ailleurs qu’ « environ une quinzaine de citoyens ont démontré un intérêt envers le programme jusqu’à maintenant ».

Selon la Société d’habitation du Québec (SHQ), « certaines régions du Québec comportent des sols argileux. C’est le cas notamment de la ville de Montréal et de sa couronne sud, qui se trouvent près du fleuve Saint-Laurent. Lors d’importantes sécheresses estivales, le sol se rétracte et peut causer des dommages aux habitations qui s’y trouvent ». 

Parmi les solutions avancées pour réduire les risques de lézardage, la SHQ propose de concevoir le terrassement pour conserver et distribuer l’eau en période sèche, de bien hydrater le sol entourant les fondations, de réduire les surfaces dures pour permettre aux précipitations de rejoindre le sous-sol sous-jacent, de choisir les végétaux des platebandes et les arbres à proximité en fonction de leur besoin en eau et la profondeur de leurs racines, ou encore d’éviter de planter un arbre trop près de la résidence.

Faites-vous partie des citoyens qui ont eu des problèmes de lézardage sur leurs maisons? 

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