Plus de terrain pour Le Paillasson

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Par Frédéric Khalkhal
Plus de terrain pour Le Paillasson
Le terrain initialement prévu pour Le Paillasson est remis en cause. (Photo : archives)

C’est l’intervention du conseiller municipal du district 2 à Saint-Bruno-de-Montarville, Vincent Fortier, qui a dévoilé, lors de la dernière séance du conseil municipal, que la Ville cherchait un nouveau site pour l’implantation de la Société d’habitation communautaire familiale Le Paillasson.

« Il y a aujourd’hui beaucoup de partenaires qui soutiennent le projet. Aujourd’hui, la Ville cherche un nouvel emplacement. Je suis préoccupé de l’appui des différents organismes pour Le Paillasson dans les prochains mois. Si nous ne trouvons pas un emplacement rapidement, c’est tout le projet qui tombe à l’eau. C’est important de le soutenir. L’analyse de l’habitation à Saint-Bruno permet de constater tous les défis qu’il y a à relever. Il ne faut que chercher à garnir les coffres de la Ville », a indiqué clairement le conseiller.

Le projet de la Société d’habitation Le Paillasson souhaite offrir des habitations communautaires familiales aux gens dont l’accessibilité au logement est plus restreinte. Le Paillasson devait voir le jour au centre-ville de Saint-Bruno de façon à rendre à distance de marche les services de proximité.

Une autre solution à l’étude
La Ville lui avait même réservé un terrain à proximité de l’hôtel de ville. Nous apprenions lors du dernier conseil que le site était remis en cause et qu’aucune autre solution n’était pour l’instant proposée. Or, le journal Les Versants a appris lundi que Saint-Bruno en transition « réalise un jardin collectif sur un terrain encore vacant, derrière le bureau de poste ». L’organisme à but non lucratif a été créé en septembre 2019 par un collectif de citoyens.

Contacté par le journal, le directeur général de la Municipalité, Sylvain Brouillette, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Il a simplement fait savoir par le biais du service des communications que « la Ville réitère son désir d’aider l’organisme Le Paillasson et cherche une solution viable qui permettrait aux familles montarvilloises à faible revenu de bénéficier de logements abordables dans un environnement accueillant. Une option autre que le terrain situé sur la rue de l’hôtel de ville s’offre à nous. Nous étudions actuellement différentes possibilités qui conviennent davantage à la diversité de logements que Le Paillasson souhaite développer, le tout dans un cadre de vie épanouissant et facilitant les liens sociaux. »

« Nous en sommes à la quatrième, celle qui prépare le projet aux appels d’offres, mais pour le faire, il faut avoir un terrain. » – Josée Rhodes

Un projet bloqué
Un contretemps qui inquiète aussi Le Paillasson. Contactée par le journal, Josée Rhodes, membre du conseil d’administration, a indiqué ne pas en savoir plus. « Rien ne nous a été confirmé pour l’instant. Nous avons écrit à plusieurs reprises à la Municipalité et le maire nous a répondu une fois sans nous donner plus de détails. »

Cette incertitude bloque le projet qui avançait bon train. La Société d’habitation du Québec (SHQ) a même validé la construction de 28 unités de logement en février. « Nous avons six phases à respecter dans le cadre du programme AccèsLogis Québec. Nous en sommes à la quatrième, celle qui prépare le projet aux appels d’offres, mais pour le faire, il faut avoir un terrain. On sait qu’un peu tout le monde nous soutient dans ce projet, mais cette incertitude nous bloque. Nous travaillons en partenariat avec la Ville, nous sommes ouverts à les rencontrer. D’ici trois mois, on aimerait que cela se débloque. »

La SHQn’a pas donné d’ultimatum à la réalisation des six phases demandées, mais son engagement est conditionnel et pourrait changer. C’est l’inquiétude de Mme Rhodes.

Rappelons qu’en avril 2019, la Municipalité s’était avancée à réserver le terrain proche de l’hôtel de ville au Paillasson.
L’endroit réservé ne pouvait accueillir que 28 logements, un minimum pour la viabilité du projet. Sur un terrain plus petit, ce ne serait pas possible. Mme Rhodes ne verrait pas d’un mauvais œil que le futur terrain soit plus grand, pour plus de logements. «

Dans le meilleur des mondes, le projet verrait le jour en 2023. Nous avons dressé une liste de contacts des personnes qui sont intéressées à y loger; ce n’est pas une liste de réservation. Déjà, 30 personnes se sont manifestées. »

Plus de logements sociaux
En juin, la Coalition des organismes de l’agglomération de Longueuil pour le droit au logement (CDCAL) a présenté les résultats d’une vaste enquête sur les conditions de vie et d’habitation de 1000 ménages locataires de l’agglomération de Longueuil. Le constat semblait flagrant, « il y a urgence d’agir. » Selon l’enquête, les villes de l’agglomération de Longueuil doivent faire un effort pour favoriser les logements sociaux.

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