Plus de 1 000 visiteurs pour les auteurs

Plus de 1 000 visiteurs pour les auteurs

Les jeunes allaient à la rencontre des auteurs sur place. (Photo : Frank Jr Rodi)

Salon des auteurs jeunesse québécois de l’École Jacques-Rocheleau

Plus de 1 000 personnes ont rencontré les écrivains du 9e Salon des auteurs jeunesse québécois. L’événement se tenait les 28 et 29 novembre à l’École Jacques-Rocheleau de Saint-Basile-le-Grand.

« Nous avons accueilli plus de 1 000 visiteurs en deux jours, affirme l’enseignante de 5année Claudia Duchesne, membre du comité organisateur. Les auteurs ont beaucoup apprécié leur passage à notre Salon, et surtout la nouvelle disposition. »

Rappelons que la configuration du gymnase et la disposition des écrivains avaient été repensées cette année à la suite de commentaires et suggestions des participants précédents. L’objectif était de mettre en valeur davantage les auteurs que les livres à vendre de la librairie. « Certains parents nous ont confié avoir été impressionnés à leur entrée par la proximité des auteurs; ils ont rapidement apprécié la disponibilité et la générosité de ceux-ci. Plusieurs ont révélé avoir fait de belles découvertes et d’intéressantes rencontres », mentionne Claudia Duchesne.

Paroles d’auteurs

Le journal Les Versants a questionné certains participants locaux, à commencer par la Grandbasiloise Rébecca Mathieu, qui prenait part au Salon pour une deuxième fois. « J’ai vraiment aimé l’expérience, dira-t-elle. Je passe dans les classes de 6pour présenter mes livres, parler [aux enfants] de mon parcours, jaser des défis et des anecdotes, et je leur fais faire des activités de création. »

« Le Salon se renouvelle de manière différente chaque année […]; je crois que cela contribue à son charme unique! » – Nathalie Goyer

Par exemple, lors de sa première visite à l’événement, Rébecca Mathieu s’apprêtait à écrire Ouroboros, un roman policier. Elle a demandé aux jeunes de lui proposer des noms pour ses prochains personnages. « J’en ai inséré quelques-uns dans le roman et cette année, j’ai été approchée par des élèves dont le frère ou la sœur avait suggéré un nom de personnage qui s’est retrouvé dans le livre. Ils avaient lu le livre eux aussi! Il faut dire que c’étaient d’excellentes suggestions », poursuit-elle. De plus, la jeune femme souligne qu’elle compte revenir au Salon l’année prochaine : « Le comité organisateur est génial et j’y fais vraiment de belles rencontres! »

Pour sa part, Marie-Chantal Plante, romancière de Saint-Basile à qui l’on doit notamment la série jeunesse Théo le Héros, estime que le Salon a, à nouveau, réussi à combler les attentes des invités. « On sent que la machine est bien huilée et que les organisateurs s’investissent avec passion. En plus d’y être traités aux petits oignons, les auteurs qui n’en sont pas à leur première participation sont accueillis comme de vieux amis. »

Selon elle, ce rendez-vous prend davantage l’allure d’une fête que d’une obligation, alors que l’ambiance conviviale permet aux participants de créer des liens entre eux. « Cet événement ne m’a jamais déçue et je me promets bien de continuer à y aller aussi longtemps que possible. Quant aux élèves, il est très agréable de voir à quel point ils profitent de ce Salon, qui est devenu une tradition pour eux. Les petits lutins bénévoles, remplissant leur rôle avec un dévouement touchant, circulent parmi nous et s’intéressent à nos publications; et on sait tous qu’il n’y a pas de plus grand plaisir pour un auteur que de parler de ses œuvres! » observe Marie-Chantal Plante.

Quand on lui parle de matière à amélioration en vue du 10e anniversaire, la Grandbasiloise répond qu’il est difficile d’améliorer une formule gagnante. Mais elle suggère d’essayer de trouver une stratégie pour inciter les lecteurs moins curieux à explorer davantage : « J’ai remarqué que plusieurs enfants entrent dans le gymnase en ayant en tête quels livres les intéressent, et ne prennent pas le temps de circuler pour découvrir d’autres publications. » Mme Plante propose un passeport de lecteur, que les auteurs tamponneraient après avoir discuté de leurs bouquins avec le détenteur. Elle avance : « Ce qui inciterait les enfants à découvrir de nouveaux auteurs. » Comme incitatif, un prix tiré au sort après avoir atteint un certain objectif. Les auteurs qui désireraient adhérer à l’idée pourraient offrir un de leurs livres comme prix pour le tirage. « Est-ce que cela aurait une conséquence négative sur les ventes? Je ne crois pas. Toutefois, il ne faudrait pas que cela alourdisse le travail des organisateurs, qui en font déjà énormément », de noter Marie-Chantal Plante.

La Montarvilloise Nathalie Goyer avait aussi de bons mots pour l’activité : « J’ai trouvé intéressant de découvrir de nouveaux auteurs si jeunes et si fringants! Le Salon se renouvelle de manière différente chaque année depuis neuf ans; je crois que cela contribue à son charme unique! » Selon elle, c’est un privilège de partager une même passion et de faire vivre des rêves. « Toute petite, je rêvais d’écrire et d’illustrer des histoires. Maintenant rendue grande, j’ai le goût de partager ce rêve et surtout de l’offrir à d’autres. C’est en ce sens que ce Salon, assez exceptionnel et distinctif, prend toute son ampleur! » exprime-t-elle.

QUESTION AUX LECTEURS :

Avez-vous des suggestions pour améliorer le Salon des auteurs jeunesse québécois en vue du 10e anniversaire?

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