Pas d’impact dans l’immédiat

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Par Frank Rodi
Pas d’impact dans l’immédiat
Ski Saint-Bruno a eu une saison qui ressemblait à 2019-2020 pour l‘achalandage, signe que la normale approche. (Photo: archives) (Photo : archives)

Coronavirus

Mercredi dernier, le transporteur aérien Air Canada annonçait la suspension de ses vols directs à destination de Pékin et Shanghai, du 30 janvier au 29 février. Cette décision a été prise à la suite de la recommandation d’Ottawa d’éviter tout périple non essentiel en Chine continentale.

Pour André Houle, de l’agence Voyage LM, cette décision d’Air Canada n’est pas surprenante, puisque d’autres compagnies aériennes, en Europe notamment, ont fait le même choix. « Nous suivons ça de près pour voir comment la situation va se développer, indique André Houle. Nous sommes en attente des directives du gouvernement ou des entreprises aériennes qui recommanderaient de ne pas aller à certains endroits. Pour l’instant, il n’y a pas d’impact sur le coup pour nous. »

André Houle admet que les voyages en Chine ne sont pas monnaie courante à cette période de l’année : « Ce n’est pas la saison ni la bonne période. D’ailleurs, chez Voyage LM, la Chine n’est pas une grosse destination pour nous. »

Selon lui, c’est plutôt à l’automne, voire au début du mois de décembre, que le pays asiatique est le plus demandé : « Aujourd’hui, pendant l’hiver, ce sont plutôt les pays du Sud, comme le Mexique, qui sont privilégiés dans le choix des voyageurs québécois. »

Dans les transactions de Voyage LM, il ne dénote aucune annulation pour la Chine en ce moment. Au moment de l’entrevue, l’entrepreneur a indiqué qu’il n’y avait aucun client qui avait réservé pour la Chine, et ce, d’ici le 21 février.

« Nous suivons ça de près pour voir comment la situation va se développer. » – André Houle

Néanmoins, à ce stade-ci de la situation qui préoccupe l’Organisation mondiale de la santé, André Houle ne croit pas que les gens vont rester à la maison au lieu de se déplacer d’une ville du monde à une autre ville de la planète. « Il y a différents facteurs qui peuvent entraîner ce type de peur et d’isolement : l’explosion d’une bombe, une guerre, un écrasement d’avion. »

La Chine sur les pentes de ski

Le président et directeur général de Ski Saint-Bruno, Michel Couture, témoignait de la hausse de voyageurs provenant de la Chine lors d’une précédente entrevue avec Les Versants. D’après lui, le mouvement s’est manifesté il y a plus de huit ans et augmente sans cesse depuis : les statistiques s’accroissent fortement, année après année, au point que les dirigeants de l’entreprise montarvilloise se disent plus éveillés à cette croissance fulgurante. « Nous sommes à réfléchir pour améliorer la communication et faciliter leur intégration sur notre site », témoigne M. Couture.

Une clientèle chinoise surtout composée de touristes, d’invités de passage au Québec, de congressistes, de voyageurs en visite chez de la famille. « Je ne peux pas dire à quel ratio se situe la hausse, mais nous constatons une très forte présence partout sur le site, autant sur les pentes que dans la boutique », de mentionner Michel Couture.

Or, bien que le virus mortel s’accentue dans le monde alors que la saison de ski bat son plein au Québec, Michel Couture raconte qu’il ne peut pas se prononcer à savoir s’il y a un impact sur les pentes du Mont-Saint-Bruno : « Je ne peux pas parler d’une éventuelle baisse d’achalandage asiatique. On ne le ressent pas encore. Au minimum, c’est égal ou supérieur. »

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