Maternelles 4 ans: pas de sitôt à Saint-Bruno

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Par Pascal Dugas Bourdon
Maternelles 4 ans: pas de sitôt à Saint-Bruno
Les bureaux de la Commission scolaire des Patriotes, à Saint-Bruno (Photo : archives)

Le premier Montarvillois qui fréquentera une maternelle 4 ans n’est peut-être pas encore né! Aux prises avec un manque de locaux, la Commission scolaire des Patritotes (CSP) ne voit pas comment elle pourra offrir ce service à Saint-Bruno au cours des prochaines années.

« Dans les municipalités où je n’ai pas d’espace, je ne peux pas prévoir de place pour les 4 ans. Saint-Bruno en est un bon exemple », a souligné aux Versants Luc Lapointe, directeur général de la CSP.

« Pour l’instant, c’est impossible de prévoir des places en maternelles 4 ans. » – Luc Lapointe

« Si on n’a pas de nouvelle école primaire à Saint-Bruno, pour l’instant, c’est impossible de prévoir des places en maternelles 4 ans », a-t-il poursuivi.

Or, la construction d’une nouvelle école primaire à Saint-Bruno n’arrivera pas demain matin. Si la demande de nouvelle construction formulée par la CSP au ministère de l’Éducation est acceptée ce printemps, au moins trois ans devront encore s’écouler avant de voir les tableaux verts être utilisés.

« On réalise qu’on ne peut pas déployer l’offre de service partout à la même vitesse sur le territoire », a dit M. Lapointe, qui reconnaît que les maternelles 4 ans « apportent une pression supplémentaire » sur le réseau.

Il est cependant probable que des classes de maternelle 4 ans fassent leur apparition à Saint-Basile-le-Grand, où la rareté des locaux ne serait pas un problème.

Des Montarvillois scolarisés ailleurs?

Conséquence directe du manque d’espace, il est possible que des élèves d’âge primaire de Saint-Bruno soient scolarisés à l’extérieur des limites de la ville lors de la prochaine rentrée, ce qui n’est pas le cas présentement. Il manque en ce moment 10 locaux de classe à Saint-Bruno, soit l’équivalent d’environ 200 places. Le directeur général explique : « Juste avec les citoyens qui habitent actuellement Saint-Bruno, on est limite. Donc, dès qu’on va ajouter des quartiers, si on n’a pas de réponses positives relativement à une nouvelle école, ça va devenir à peu près impossible de les scolariser à Saint-Bruno. »

« De petits miracles »

Au cours des dernières années, la CSP a fait « de petits miracles » pour garder les élèves à Saint-Bruno, en convertissant en classes un local de service de garde, une partie de la bibliothèque ou encore un local qui servait aux enseignants pour des réunions, par exemple.

« On est rendus pas mal à notre limite, à cet égard-là, tout en sachant qu’on n’offre pas nécessairement les meilleures conditions [d’apprentissage et de milieu de travail]», a soutenu M. Lapointe.

Bien qu’il s’agirait d’une nouveauté pour Saint-Bruno, le transfert d’élèves dans une ville voisine existe ailleurs dans la commission scolaire. C’est le cas pour des élèves de McMasterville qui vont à l’école à Beloeil, et d’autres de Carignan qui doivent faire la route vers Chambly.

Question aux lecteurs : Que pensez-vous de la maternelle 4 ans?

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