« Parler du cancer de la prostate, c’est régler une partie du problème, du moins, c’est apporter un baume sur les plaies. » – Jean Pagé

« Parler du cancer de la prostate, c’est régler une partie du problème, du moins, c’est apporter un baume sur les plaies. » – Jean Pagé

Le journaliste sportif Jean Pagé ne se serait jamais douté qu’un tel diagnostic lui serait un jour annoncé : cancer de la prostate. Pourtant, à l’âge de 49 ans, il voit sa vie basculer par cette maladie, avec laquelle il entretient aujourd’hui une relation de confiance et de partage. En effet, l’ancien de Radio-Canada et l’animateur des défuntes émissions télévisées 110 % et L’attaque à 5 est porte-parole de l’organisme PROCURE depuis neuf ans et parle ouvertement de la réalité qui l’a frappé il y a 16 ans.

« On m’a découvert le cancer de la prostate par hasard. C’est mon médecin de famille, en passant un test de santé général, qui a détecté que j’avais une anomalie. Il était inquiet et m’a fait revenir deux fois à son cabinet pour passer d’autres tests, pour finalement m’envoyer consulter un spécialiste et faire une biopsie. Après l’examen, l’urologue m’a annoncé que s’il ne m’opérait pas rapidement, mon cancer allait me tuer d’ici les dix prochaines années. Ça fait 16 ans maintenant », de raconter M. Pagé.

Comme toute personne qui se fait annoncer une maladie grave, M. Pagé a senti le monde s’écrouler sous ses pieds en entendant le mot « cancer ». « Si vous vous souvenez de la campagne publicitaire de la Société canadienne du cancer où l’on voit le monde tomber à la renverse, eh bien, c’est exactement comme ainsi que je me suis senti!, ajoute-t-il Quand on nous annonce ça, c’est la fin du monde. »

Les efforts portent leurs fruits

Depuis neuf ans que Jean Pagé est porte-parole de PROCURE, le seul organisme québécois entièrement dédié à la lutte contre le cancer de la prostate, il constate que tous les efforts mis au fil du temps portent afin leurs fruits et que le message passe de mieux en mieux. « On a fait beaucoup de chemin au cours des six dernières années, mais il en reste beaucoup à faire. On est en train d’inciter davantage les hommes à être plus conscients de leurs maladies, de leur santé, et à aller passer les tests de dépistage. Le cancer de la prostate est asymptomatique et quand il est détecté, il est souvent trop tard », d’insister M. Pagé.

Pour Jean Pagé, parler du cancer de la prostate, « c’est régler une partie du problème, du moins, c’est apporter un baume sur les plaies ». Il faut, selon lui, que les hommes réussissent à se libérer des tabous, de leurs peurs et de leurs fantasmes de mâles!

Par expérience personnelle, M. Pagé avoue qu’il lui a fallu quatre ans avant de commencer à parler de sa maladie. Aujourd’hui, il ne regrette nullement son geste, même que s’il avait à le refaire, il s’y prendrait plus tôt. « Il y avait trop de tabous autour de ça à l’époque parce que nombreux sont ceux qui pensaient, et pensent encore, que la vie sexuelle est finie après une ablation de la prostate, ce qui est complètement faux. »

Des appuis pour la recherche

En plus d’être porte-parole de PROCURE, Jean Pagé est également un membre actif du Comité de la Marche du Courage depuis cinq ans et coorganisateur de la Randonnée du Courage PROCURE Pat-Burns, en l’honneur de l’ancien entraîneur de la LNH. Cet événement a eu lieu pour la première fois en juin dernier et a pour but de recueillir des fonds afin de lutter contre le cancer de la prostate.

Mais ce n’est pas tout! Jean Pagé a décidé de se rallier à la cause du Movember cette année et de se laisser pousser la moustache. « Movember est devenu un mouvement international. C’est une belle façon de mobiliser les hommes. PROCURE a décidé d’embarquer dans la cause et je pense que ça donnera des résultats tangibles pour la recherche, entre autres. »

Un dernier message aux hommes avec de quitter : « Prenez soin de votre santé. La première étape est de passer un examen médical, dès l’âge de 50 ans, et de demander à faire les tests de dépistage. Ça n’indiquera pas qu’il y a un cancer, mais ce sera un drapeau rouge qui signalera au médecin que des examens approfondis devront être faits, et peut-être que ceux-ci vous éviteront une mort prématurée. »

 

Autre texte à lire dans ce dossier: Aucune chance à prendre avec le cancer de la prostate

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