Ouverture reportée en octobre

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Par Frank Rodi
Ouverture reportée en octobre
Contrairement à ce qu’annonce l’affiche à l’entrée du chantier, c’est plutôt à l’automne que Förena Cité thermale ouvrira ses portes. (Photo : Frank Jr Rodi)

Förena Cité thermale

La population l’attendait au cours de la saison estivale. Finalement, le projet Förena Cité thermale, situé au pied du Mont-Saint-Bruno, devrait ouvrir ses portes cet automne, entre la mi-octobre ou la fin octobre. Explications.

Les travaux de la future station thermale SKYSPA à Saint-Bruno-de-Montarville sont amorcés depuis le mois de décembre dernier. Le projet, Förena Cité thermale, doit voir le jour à l’été 2019, peut-on lire sur la pancarte bleue encore plantée dans le sol. Or, ce ne sera pas le cas, nous a confirmé le président du Groupe SKYSPA, Patrick Rake.

« La construction n’a jamais été aussi occupée au Québec. » – Patrick Rake

En entrevue avec Les Versants, M. Rake rappelle que l’été se poursuit officiellement jusqu’au 21 septembre, et qu’en annonçant une ouverture pour « ÉTÉ 2019 », c’est la fin de semaine de la fête du Travail qui était visée au préalable.

Calendrier reporté

Selon lui, il y a trois éléments à prendre en considération dans la construction de Förena; d’abord le côté expérience de la station thermale, ce qu’il qualifie de « l’effet wow! »; vient ensuite le budget et pour conclure, les délais. Patrick Rake commente la situation : « Il y en a toujours un des trois qui écope. Le budget a été respecté, le côté expérientiel est aussi en voie de réussite. Mais le calendrier a dû être reporté de quelques semaines. »

Au total, Patrick Rake évoque un retard de six semaines, ce qui repousse l’ouverture de Förena Cité thermale tard en octobre. « Il ne devrait pas y avoir d’autres retards, puisque la majorité des grosses soumissions a été réalisée. »

Congestion dans la construction

Quand on demande au président du Groupe SKYSPA si la température a été un facteur dans la prolongation des travaux du projet à Saint-Bruno-de-Montarville, Patrick Rake n’hésite pas à répondre que c’est effectivement le cas. « Oui, mais ce n’est pas un gros impact. L’hiver, qui ne finissait plus, a été dur. Au printemps, il y a eu la crue des eaux, les inondations; cela nous a aussi affectés. Je dirais que depuis le début du mois de juin, les choses se sont stabilisées. » Toutefois, le climat n’explique pas tout. D’après le principal intéressé, c’est le trafic du domaine de la construction qui est plutôt à considérer pour expliquer le délai dans la livraison de Förena. « La construction n’a jamais été aussi occupée au Québec. Il y a tellement de demandes; c’est “overloadé”, à un tel point qu’actuellement, les entreprises reçoivent seulement trois ou quatre réponses à la dizaine de soumissions envoyée », observe Patrick Rake, évoquant la pénurie de ressources humaines au Québec.

D’un même souffle, il poursuit : « Le monde de la construction choisit et limite les projets. Si c’était juste de nous, l’ouverture aurait lieu cet été, mais nous devons nous plier aux délais et aux budgets, parce que ces gens font ce qu’ils veulent. Nous en subissons les conséquences. »

Un autre exemple

En juin dernier, par exemple, le conseil municipal de Saint-Basile-le-Grand prenait la décision de rejeter les soumissions reçues à la suite de l’appel d’offres dans le dossier de la réfection de l’avenue du Mont-Bruno. La raison évoquée par les élus grandbasilois est le montant trop élevé de la plus basse soumission ouverte. « Ce n’est pas à un juste coût, évoquait alors le conseiller municipal responsable des Travaux publics et immeubles, Richard Pelletier. Ça dépasse notre estimation et les sommes budgétaires disponibles. » Selon lui, les prix soumis sont « plus hauts que les coûts raisonnables ». Du côté de la conseillère municipale du district concerné, Line Marie Laurin, « on parle d’une soumission plus élevée de 20 % ».

Pénurie de main-d’œuvre

Rappelons qu’en septembre 2018, l’Association de la construction du Québec tirait la sonnette d’alarme quant à la pénurie de main-d’œuvre dans la construction.

Selon un sondage de la maison Léger, réalisé à la fin de l’année pour le compte de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), 82 % des entrepreneurs en construction disent refuser des contrats pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre, alors que 69 % des répondants admettent reporter la réalisation de contrats.

Le Canada compte quelque 435 000 postes vacants, dont 120 000 localisés au Québec. Selon Statistique Canada, il y aurait pour le 1 trimestre de 2019 un total de 5 510 postes vacants dans le domaine de la construction.

QUESTION AUX LECTEURS : Êtes-vous déçus d’apprendre que Förena Cité thermale n’ouvrira ses portes qu’en octobre?

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