Ouverture le 31 octobre?

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Par Frédéric Khalkhal
Ouverture le 31 octobre?
La station thermale Förena aujourd’hui et lors de l’ouverture cette année. (Photo : Frédéric Khalkhal et courtoisie)

Les travaux de la station thermale se poursuivent dans l’harmonie sur le rang des Vingt-Cinq à Saint-Bruno-de-Montarville. Après le tumulte de la mise en place du projet au pied du parc national du Mont-Saint-Bruno, la tranquillité du site semble avoir atteint la population locale.

Patrick Rake reste prudent quant à l’ouverture officielle de Förena. « Il serait plus prudent de dire que nous ouvrirons entre le 1 novembre et le 15 décembre. Ce que nous voulons impérativement, c’est ouvrir avant Noël », explique le président et idéateur du projet, même si les entrepreneurs ciblent la date du 31 octobre.

Les habitués du mont Saint-Bruno peuvent voir le chantier évoluer semaine après semaine après qu’ils l’aient vu bloqué un long moment par manque de main-d’œuvre dans le milieu de la construction. « Le retard ne nous a pas causé de dommage particulier. Nous espérions ouvrir à la fête du Travail, mais maintenant, aller jusqu’aux vacances de Noël ne changera rien pour nous », précise M. Rake.

« Notre achalandage déterminera nos phases de construction ultérieures », nous a indiqué lors d’une visite du site aux Versants, la directrice marketing de Förena, Geneviève Lamy.

« Il serait plus prudent de dire que nous ouvrirons entre le 1

La première phase

L’expérience Förena commencera sur l’allée qui mènera à l’entrée du bâtiment principal. « Il y aura de la musique et des odeurs qui accompagneront le visiteur », précise Mme Lamy.

Au milieu du chantier, tout est à imaginer, mais les espaces sont là. Dans un premier temps, seuls les clients du site pourront profiter du restaurant qui se trouvera en contrebas du bâtiment avec une vue imprenable sur le mont Saint-Bruno. « Le restaurant sera ouvert aux personnes qui profiteront de nos services. » Ainsi, toutes les personnes seront revêtues d’un peignoir pour continuer leur expérience, que Mme Lamy espère longue. « Förena est là pour faire vivre une expérience de quatre heures ou plus. Le restaurant sera ouvert de 9 h à 22 h, 7 jours sur 7. » Les plats cuisinés sur place seront santé « on ne retrouvera pas de frites, mais tous les appétits seront satisfaits ». Une équipe de cuisiniers sera au fourneau, mais on ne sait pas si un chef sera à la baguette.

La terrasse du restaurant, toujours orientée vers la montagne, ne devrait pas être fonctionnelle cette année pour être prête au printemps 2020.

Toujours dans le bâtiment principal, le plus grand, se retrouveront les vestiaires, les salles de soins et une salle de détente.

Une fois le bâtiment principal passé, l’expérience Förena, que souhaite donner au public le propriétaire Patrick Rake, commence.

« Il a souhaité s’inspirer de ses différents voyages à travers le monde pour reproduire les diverses visions de la thermothérapie qu’il a pu y trouver. C’est ainsi que lors de cette première phase, il sera possible d’explorer trois pays. »

Le SPA islandais sera la première référence que Förena proposera au public. C’est celui qui offrira le plus large bassin extérieur avec une eau tempérée, toujours avec une vue sur la montagne. Deux plus petites structures l’accompagneront avec une eau chaude et très chaude, qui permettront moins de s’y prélasser.

Dans le grand bassin, un aménagement spécifique permettant de se fondre dans le paysage allouera aux usagers quelques zones d’intimité.

L’expérience germanique sera, elle, plus sophistiquée et épurée. Dans un bâtiment couvert, il faudra prendre une douche avant et après le rituel Aufguss. « Un sauna Aufguss est un événement originaire d’Allemagne augmentant les effets de sudation. Le maître Aufguss projette de l’eau infusée d’huiles essentielles sur les pierres chaudes, faisant immédiatement augmenter le degré d’humidité dans le sauna. Il brasse l’air grâce à des mouvements circulaires avec une serviette pour mélanger l’air chaud du haut avec l’air plus froid du bas. » Après le sauna, un bassin extérieur d’eau froide, toujours aux lignes germaniques, pourra ramener rapidement la personne dans le haut du bâtiment, où une deuxième salle de détente l’attend avec la plus belle vue sur la montagne. Les fenêtres panoramiques à quatre pieds du sol permettront aux visiteurs, assis dans des chaises suspendues, de scruter le paysage en suspension.

Enfin, la dernière ambiance sera russe. Dans un bâtiment plus grand que l’allemand, l’atmosphère sera plus brute. Il sera possible d’y retrouver un très grand Aufguss à la célébration plus colorée, des bains vapeur et une troisième salle de détente sans fenêtre pouvant accueillir une vingtaine de personnes. « Il sera possible d’y dormir, car l’endroit sera très sombre. Le linge proposé rappellera la Russie. » Dans le bassin extérieur rattaché au bâtiment, une cascade d’eau complétera le tableau.

Phase ultérieure

À l’ouverture, ce sera moins de 40 % du terrain de la station thermale qui sera occupé. Lors des étapes ultérieures, un hôtel sera construit et peut-être d’autres bâtiments proposant des ambiances différentes. « Le terrain fait 14 acres (5,6 hectares). À la fin du projet, la totalité de l’espace sera utilisée », explique M. Rake.

À proximité du mont Saint-Bruno et de la station de ski Saint-Bruno, ce qui risque de devenir l’une des trois attractions touristiques majeures de Saint-Bruno engage des discussions avec ses voisins afin de trouver des partenariats qui profiteraient à tout le monde.

Förena attend pour sa première année d’exploitation 70 000 visiteurs. L’établissement thermal emploiera près de 100 personnes lors de son ouverture. Il est d’ailleurs actuellement en phase de recrutement. À terme, ce seraient 350 emplois que Förena proposera, faisant d’elle l’une des plus imposantes stations thermales du Canada.

À l’ouverture, Förena aura coûté 12,5 millions de dollars. Lorsque les différentes étapes seront achevées, le projet aura bénéficié d’un investissement de près de 50 millions.

« Les besoins de notre clientèle nous guideront dans la mise en place de nos prochaines phases. Nous nous accorderons une période d’observation de 18 à 20 mois avant de savoir vers quoi nous orienterons nos priorités », de conclure M. Rake.

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