Oui aux commerces, non aux salons de coiffure

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Par Frank Rodi
Oui aux commerces, non aux salons de coiffure
Les commerces, dont ceux de la rue Montarville, à Saint-Bruno, ont rouvert leurs portes. (Photo : archives)

Communauté métropolitaine de Montréal

Les commerces du Grand Montréal ont reçu l’aval du premier ministre François Legault pour rouvrir leurs portes ce 25 mai, sauf les boutiques dans les centres commerciaux comme les Promenades Saint-Bruno. Le 1er juin prochain, ce sera au tour des salons de coiffure, des dentistes et autres soins thérapeutiques, mais pas pour les coiffeurs et coiffeuses de la Communauté métropolitaine de Montréal.

 À Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand et Sainte-Julie, les petits commerces qui sont restés fermés pendant près de deux mois parce qu’ils n’étaient pas jugé essentiels ont rouvert lundi.

« Cette pandémie viendra certainement changer les métiers du domaine de la coiffure.

À condition d’avoir une porte donnant à l’extérieur, fleuristes, chocolateries, cordonneries, nettoyeurs, boutiques de vêtements, tabagies et autres magasins de chaussures peuvent maintenant reprendre le collier, vendre et servir les clients. « Dans mon cas, je vais attendre une semaine supplémentaire, jusqu’au 1er juin, afin d’organiser mon retour et préparer les mesures à mettre en place. Ça me permettra en même temps de coordonner la réouverture avec les soldes de la collection printemps-été », explique la propriétaire de Boutique Petite Canaille, Hélène Dubuc. En entrevue, celle-ci admet qu’il y a un certain stress à revenir en boutique pour confronter les gens. « Je n’ai presque pas eu de contact depuis le début du confinement », affirme Hélène Dubuc, qui ne s’attend pas à ce que la clientèle revienne en masse. « Cela prendra un certain temps avant que l’achalandage revienne comme avant. »

Dans son annonce, le premier ministre a aussi rappelé qu’il fallait continuer à respecter les règles de distanciation de deux mètres, porter le masque dans les lieux publics afin d’éviter de revenir en arrière.

Les commerçants ont aussi leur part à faire en adaptant leurs commerces à la nouvelle réalité de la pandémie. Le virus, comme aime le répéter le docteur Arruda, est encore présent.

Or, malgré le feu vert donné aux commerces de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), certaines entreprises du Grand Montréal doivent encore prendre leur mal en patience.

Les salons de coiffure en attente

C’est le cas des salons de coiffure. Bien qu’ailleurs au Québec, ils pourront revoir des clients dès le 1er juin, ceux de la CMM et de la MRC de Joliette doivent ronger leur frein jusqu’à ce que la santé publique leur accorde le droit de rouvrir. « L’annonce de la réouverture des salons de coiffure est une très bonne nouvelle pour nous. Nous avons hâte de retourner au travail!, mentionne la propriétaire du salon Espace Urbain coiffure, Line Chartrand. Toutefois, nous n’avons toujours pas de date officielle de réouverture. Ça crée de la confusion pour nos clients. En annonçant l’ouverture des salons le 1er juin pour les salons à l’extérieur de Montréal, les gens ont assumés que nous allions ouvrir nos portes. Nous avons eu quantité de messages pour l’obtention de rendez-vous. »

Rappelons que la CMM regroupe 82 municipalités, 14 MRC et agglomérations et s’étend sur un territoire de 4 360 km2. Elle est composée de 48 % de la population du Québec, soit autour de quatre millions de citoyens.

Bien que la date d’ouverture officielle demeure inconnue, les salons de coiffure de la région se servent de la trousse d’outils pour le secteur des soins personnels de la CNESST afin de se préparer à rouvrir avec les mesures sanitaires exigées. « Nous mettons en place un protocole visant à offrir un environnement sécuritaire pour nos employés et nos clients », insiste Line Chartrand.

Quand on lui demande comment la pandémie va changer le métier, la propriétaire croit que l’expérience client est appelée à changer. « Cette pandémie viendra certainement changer les métiers du domaine de la coiffure. Quand les clients viennent en salon, c’est pour y passer un bon moment. Ils viennent y vivre une expérience, un moment de détente et de convivialité. Avec les mesures sanitaires mises en place, l’expérience client ne sera plus la même; pas de contacts physiques ni d’accolades, pas de rafraîchissements offerts… Nous voyons souvent nos clients et nous développons, au fil du temps, une relation qui va au-delà des services capillaires. Nous nous sommes ennuyés de nos clients et nous avons bien hâte de prendre soin d’eux à nouveau. Nous avons hâte de les voir, d’échanger avec eux sur d’autres sujets que la COVID », explique-t-elle.

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