Une réponse à la lettre de M. Jean-Guy Renaud

(le texte Avec 5 fleurons, Saint-Bruno devient une référence incontournable, publié la semaine dernière dans Les Versants)


Monsieur,

C’est avec une certaine consternation que j’ai pris connaissance de votre lettre d’opinion concernant l’obtention d’un 5e Fleuron à la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville. Je ne veux pas contester l’enthousiasme de vos propos, mais soulever quelques irritants. Tous les passages entre guillemets sont des extraits de votre texte.

L’embellissement des lieux publics au moyen de fleurs et arbustes n’a rien à voir avec le « développement durable » de l’environnement et encore moins un outil éducatif « sensibilisant la population… au respect et à la protection de l’environnement ». Le jardinage est une chose, la protection de l’environnement en est une autre.

Comme cette récompense n’a pas été médiatisée à grande échelle, je ne crois pas que notre ville deviendra une destination touristique pour « de nombreux citoyens de l’extérieur (qui) auront l’intention de venir visiter Saint-Bruno ». Il y a mieux.

Je partage avec vous l’idée qu’une ville de banlieue doit avoir des lieux publics proprets et jolis. Mais vous y allez fort envers les contribuables montarvillois qui, comme moi, trouvent exagérée l’attribution de plus d’un demi-million de dollars de nos taxes à ce programme. Vous nous traitez de « démagogues et opportunistes », de cultiver « le cynisme et le nivellement par le bas ». Monsieur, l’insulte n’est pas un argument valable.

Nous sommes à moins d’un an des élections municipales. J’espère que nous allons discuter de sujets plus sérieux.

Dominique Leprévost,

résidante de Saint-Bruno