BANANA Syndrom

Dans La Presse du 23 janvier dernier, le journaliste Alain Dubuc exprime avec éloquence son inquiétude vis-à-vis de l’incohérence des groupes de pression au Québec à l’heure actuelle. Avec une touche d’humour, il amorce son article en disant : « Un jour, une municipalité qui voudra naïvement installer des plates-bandes de fleurs dans un parc devra reculer devant les groupes de pression s’opposant au projet, que ce soient des partisans d’un aménagement paysager plus sauvage, des gens allergiques aux piqûres d’abeilles ou une association d’ « olfactosensibles » que les parfums floraux pourraient incommoder. »

Plus sérieusement, il déplore qu’il ne soit plus possible de lancer un projet sans qu’un groupe, aussi minime soit-il, s’y oppose, encouragé par des médias sympathiques aux plus petits contre les grands, d’autant que les contres ont un poids déséquilibré dans les débats qui nous entourent. Connaissez-vous le BANANA Syndrom? Build Absolutely Nothing Anywhere Near Anyone. C’est le nouvel acronyme des activistes qui sont contre tout.

Ce sont les mêmes qui réclament des transports en commun plus abondants, un agrandissement des réseaux cyclables, un service de police plus visible, des rues au pavé impeccable, une bibliothèque bien garnie avec des heures d’ouverture plus longues, la gratuité scolaire, des services de médecin plus accessibles, services sociaux offerts par l’état, sans augmenter les impôts et les taxes, bien sûr, mais qui prennent un malin plaisir à paralyser tous les projets susceptibles de créer de la richesse pouvant nous offrir ces mêmes services.

Incohérence, nous disait Dubuc? Il va sans dire, d’autant qu’ils sont manipulés et à la solde de nouveaux petits bourgeois qui habitent le Sommet Trinité; sans oublier un ancien candidat défait au municipal en 2009 qui habite cet endroit également et le représentant des communications de ce même parti qui carbure à la controverse et qui habite à proximité de la montagne, là où il a bien fallu abattre des milliers d’arbres il n’y a pas si longtemps encore pour aménager la rue.

En somme, les premiers (ceux qui habitent au Sommet Trinité) se préoccupent de leur environnement et guère peu d’environnement, tandis que les seconds se préoccupent bien davantage des gains électoraux potentiels en alimentant la controverse. Voilà le portrait de ceux et celles qui salissent la réputation de notre belle ville pour des intérêts bien personnels. Ça sent l’hypocrisie à plein nez et les Montarvillois dans la très large majorité ne sont pas dupes.

Julie Gauthier,

citoyenne de Saint-Bruno-de-Montarville.