Nos écoles en travaux

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Par Frank Rodi
Nos écoles en travaux
L’école secondaire du Mont-Bruno est en pleine période de travaux. (Photo : Frank Jr Rodi)

Nos écoles sont-elles vétustes? Elles le sont, d’après une étude publiée par le Journal de Montréal en septembre.

Cette analyse est sans pitié pour les écoles de Saint-Bruno-de-Montarville, de Saint-Basile-le-Grand et de Sainte-Julie.

Du côté du Centre de services scolaire des Patriotes, les trois écoles primaires montarvilloises, les écoles primaires de Saint-Basile-le-Grand et de Sainte-Julie, l’école secondaire du Mont-Bruno et l’école secondaire du Grand-Coteau, à Sainte-Julie, décrochent toutes des cotes D (mauvais état) ou E (très mauvais état). Sur le territoire, seule l’école primaire Tourne-Vent, à Sainte-Julie, obtient une note de passage avec un C (satisfaisant).

Les deux écoles primaires de la Commission scolaire Riverside, l’école Mount-Bruno et l’école internationale Courtland Park, ont aussi été évaluées dans l’étude. Elles ont reçu des cotes D.

La réaction du CSSP

Contacté par Les Versants, le Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP) réagit à l’étude : « Il ne s’agit pas d’une surprise, dans la mesure où l’indice de vétusté de nos bâtiments est calculé à partir de données fournies par le CSSP », souligne la porte-parole du CSSP, Maryse St-Arnaud.

Pour mieux saisir les résultats, il faut savoir que le calcul de l’indice de vétusté s’effectue ainsi. Il s’agit de la valeur des travaux à faire d’ici cinq ans (données fournies par le CSSP) / valeur actuelle de remplacement du bâtiment (déterminée par le ministère de l’Éducation) X 100. « Il s’agit d’un calcul mathématique qui permet de classifier l’état des bâtiments, commente Mme St-Arnaud. Pour ce qui est des cotes, A à E,  ce sont des cotes arbitraires qui servent néanmoins d’outil de comparaison. »

« Des travaux sont en cours dans l’école. » -Robert D’Aquila

Les cotes sont basées sur l’indice de vétusté, exprimé en pourcentage. « L’indice de vétusté de chaque bâtiment est basé sur l’évaluation des travaux à faire d’ici cinq ans, en fonction de sa valeur de remplacement », lit-on dans l’étude.

Écoles primaires

Les écoles Aux-Quatre-Vents, à Sainte-Julie, et Albert-Schweitzer, à Saint-Bruno, sont les plus vétustes, toujours selon l’étude. Des indices de vétusté de près de 81 % et de 76 % leur ont été attribués respectivement. Les travaux d’ici cinq ans, pour les deux établissements scolaires, sont évalués à plus de 12 M$.

Or, rappelons qu’une annonce a été faite, en juin dernier, pour un projet de reconstruction et d’agrandissement de l’école Albert-Schweitzer. L’investissement de quelque 40 M$ prévoit l’ajout de six nouvelles classes. Les données du ministère de l’Éducation sur lesquelles l’étude du quotidien montréalais se base remontent à février 2022.

Questionnée par le journal au sujet de l’école Albert-Schweitzer, Maryse St-Arnaud confirme que son indice de vétusté (76 %) a grandement influencé dans la décision de détruire le bâtiment pour rebâtir à nouveau.

École secondaire du Mont-Bruno

L’indice de vétusté de l’école secondaire du Mont-Bruno, par exemple, atteint 32 %. Les travaux à réaliser d’ici cinq ans sont estimés à plus de 41 M$. Son directeur, Robert d’Aquila, est l’un des rares à avoir répondu à notre demande. « C’est quelque chose qui occupe mon quotidien depuis les derniers mois. Des travaux sont en cours dans l’école », exprime M. D’Aquila.

Celui-ci évoque un projet d’envergure en sept phases pour une période de dix ans. La phase 1 concernait l’extérieur du bâtiment, qui a fait face à des enjeux structurels. « C’était prioritaire afin d’éviter des infiltrations d’eau. Les phases 2 et 3, nous sommes dedans actuellement. Nous planifions la phase 4 », déclare le directeur de l’école.

On parle de travaux de revêtement, de la cour extérieure, du débarcadère… Des travaux à l’intérieur sont aussi au programme, comme le déménagement de la bibliothèque. L’accueil et l’administration sont aussi concernés par ces travaux.

L’agora et la radio étudiante sont aussi ciblées par ce réaménagement et cette réorganisation de l’intérieur. « Afin d’améliorer le sort des élèves, nous libérons de l’espace, agrandissons de l’intérieur, réaménageons les classes. Nous devons aussi faire une remise aux normes du bâtiment, par exemple au niveau de la toiture et de la fenestration », poursuit M. D’Aquila, qui évoque un éventuel investissement de 70 M$ pour l’école secondaire du Mont-Bruno.

QUESTION AUX LECTEURS :

Avez-vous l’impression que l’école de vos enfants est vétuste?

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