Saint-Bruno interdit les néonicotinoïdes

Dossier

Si vous avez déjà mis en terre vos fleurs, vos plantes ou vos légumes pour le potager, sachez qu’il ne vous est plus possible d’utiliser des pesticides à base de néonicotinoïdes à Saint-Bruno-de-Montarville.

En effet, la Ville de Saint-Bruno a adopté un nouveau règlement le 15 avril dernier afin d’interdire l’utilisation des pesticides de la famille des néonicotinoïdes en milieu urbain.

Cette décision a été prise en tenant compte que les pesticides à base de ce produit toxique sont nocifs. Leur diffusion dans la nature affecte les insectes non ciblés par les pesticides, tels que les abeilles, en attaquant leur système nerveux, selon Équiterre.

Toujours d’après l’organisme environnemental, les néonicotinoïdes, aussi appelés néonics, sont les pesticides les plus utilisés dans le monde. « Il s’agit là d’un grave problème, puisque les pollinisateurs assurent la pollinisation de la grande majorité de nos cultures alimentaires », indique-t-il dans l’un de ses articles.

« C’est un produit qui est hautement dangereux pour la santé publique et aussi pour la santé des pollinisateurs, alors c’est très important avant d’acheter quoi que ce soit de bien s’informer », soutient aussi Isabelle Bérubé, conseillère municipale responsable de l’environnement à Saint-Bruno.

« C’est un produit qui est hautement dangereux pour la santé publique et aussi pour la santé des pollinisateurs. »

– Isabelle Bérubé

Le règlement adopté par la Ville s’étend aux cinq matières actives qui constituent les pesticides actuellement homologués au Canada, soit : acétamipride, clothianidine, imidaclopride, thiaclopride et thiaméthoxame.

Les pesticides contenant des néonicotinoïdes deviendront interdits d’utilisation non seulement sur les pelouses, mais pour toute application sur les végétaux, arbres et arbustes, et par injection dans les arbres. Cette interdiction prévalait déjà dans certaines zones sensibles, comme à proximité des écoles et des garderies.

« Nous sommes préoccupés par le déclin des abeilles. Un tiers des aliments retrouvés dans nos assiettes dépend de leur travail de pollinisation, de souligner le maire Martin Murray. Ainsi, nous croyons qu’il est important d’interdire tout néonicotinoïde en milieu urbain. Cette mesure s’ajoute aux autres actions qui ont vu le jour à Saint-Bruno visant à protéger les colonies d’abeilles : les ruches urbaines au parc du Frère-Marcel-Alary, l’hôtel à insectes au parc Duquesne et l’intégration de fleurs et arbustes favorisant les pollinisateurs. »

Un exemple à suivre
La Ville n’applique aucun néonicotinoïde sur les pelouses et les végétaux depuis plus de 25 ans. De plus, il s’agirait seulement de la deuxième ville au Québec qui interdit ces produits sur son territoire après Montréal.

Ce règlement se veut plus strict que ce qui découle de la Stratégie québécoise sur les pesticides 2015-2018 et du Code de gestion des pesticides du gouvernement du Québec, qui n’interdisent la vente et l’application de néonicotinoïdes que sur les pelouses.

Question aux lecteurs : Utilisez-vous des pesticides sur votre pelouse ou vos végétaux?