Méfaits sur des pancartes électorales

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Par Frank Rodi
Méfaits sur des pancartes électorales
À l’entrée de Saint-Basile-le-Grand, c’est le candidat de Québec solidaire, Vincent Michaux St-Louis, qui s’est fait malmener. Du moins, le visage sur son affiche orange. (Photo : Frank Jr Rodi)

C’est presque devenu une tradition. En campagne électorale, il est coutume de constater des méfaits sur les affiches des candidats.

Depuis le début de la campagne pour les élections provinciales, le journal Les Versants a constaté nombre de méfaits sur des pancartes électorales, et ce, dans les trois circonscriptions que nous couvrons.

Dans Montarville, plusieurs affiches de la députée sortante de la CAQ, Nathalie Roy, ont été décrochées. Des délits ont aussi été remarqués sur des pancartes du PCQ.

Dans Verchères, des graffitis ont été ajoutés aux affiches du chef du PCQ, Éric Duhaime, et de son candidat Pascal Déry. Le premier ministre François Legault et sa candidate Suzanne Roy ont subi un sort semblable sur l’un des cartons installés à Sainte-Julie.

Enfin, à l’entrée de Saint-Basile-le-Grand, dans le comté de Chambly, c’est le candidat de Québec solidaire, Vincent Michaux St-Louis, qui s’est fait malmener. Du moins, le visage sur son affiche orange.

Le journal a contacté certains candidats dans la course pour recueillir leurs commentaires à propos de ces grabuges.

Nathalie Roy

« Nous sommes au fait de cinq pancartes dont les attaches ont été coupées et qui ont été laissées à l’abandon ou qui ont carrément disparu sur la rue Montarville », répond l’attachée politique et l’attachée de presse de Nathalie Roy, Vanessa Guimond.

Certaines affiches de la ministre de la Culture ont aussi subi un sort semblable sur le boulevard Seigneurial et sur le boulevard des Promenades. Globalement, sur ces trois artères, une dizaine de pancartes auraient été touchées. « La plupart ont été posées par Mme Roy elle-même », déplore Vanessa Guimond. L’équipe ne compte pas remplacer ces pancartes.

« À mes yeux, c’est un manque de respect à l’égard de chaque candidat touché. » -Nathalie Roy

Dans Montarville, 400 affiches de Nathalie Roy ont été installées pour 200 poteaux, dont 66 poteaux à Saint-Bruno-de-Montarville. Elles ont coûté 4300 $.

Depuis son premier mandat, c’est la première fois que Nathalie Roy voit ses pancartes disparaître pendant une campagne. La députée sortante précise: « C’est déplorable, puisque c’est l’outil dont on dispose pour faire connaître notre candidature en campagne électorale. C’est un outil démocratique. À mes yeux, c’est un manque de respect à l’égard de chaque candidat touché; mais malheureusement, ça fait partie de la réalité. »

Questionnée par le journal, Nathalie Roy insiste : « Somme toute, nous sommes très chanceux dans Montarville, puisque les citoyens sont très respectueux. »

Après les élections du 3 octobre, les pancartes de Mme Roy seront remises à des organismes afin qu’elles puissent avoir une seconde vie.

Pascal Déry

Le candidat du Parti conservateur du Québec dans Verchères, Pascal Déry, en est un autre qui a vu ses pancartes électorales être prises pour cible par des vandales. « Le phénomène du vandalisme d’affiches électorales n’est pas nouveau, bien qu’il semble plus prononcé cette élection-ci. Tous les partis politiques en sont victimes. Je n’y vois donc pas de message particulier à mon égard ni à celui d’Éric Duhaime ou du PCQ », répond le candidat julievillois, que le journal a contacté.

Les affiches vandalisées, endommagées ou encore sur lesquelles des graffitis ont été ajoutés sont « généralement remplacées par nos bénévoles au fur et à mesure, sous réserve des conditions météorologiques ».

En tout, ce sont 400 affiches électorales de Pascal Déry qui ont été installées dans la circonscription de Verchères, dont 170 à Sainte-Julie. « Ceci exclut les affiches de terrain. Jusqu’à maintenant, 120 ont été données à des citoyens de l’ensemble de la circonscription », poursuit le candidat conservateur.

Pancartes volées ou vandalisées

Enfin, Élections Québec note que « les méfaits causés aux pancartes électorales vont à l’encontre des valeurs démocratiques de notre société. Pour les personnes candidates et leurs équipes, ces méfaits entraînent non seulement une perte d’argent, mais aussi une perte de temps et d’énergie pour remplacer les pancartes touchées. Élections Québec invite la population à faire preuve de respect envers les personnes qui présentent leur candidature. Le vol et le méfait à l’égard d’un bien sont des infractions régies par le Code criminel. Ces situations doivent donc être rapportées aux corps policiers ».

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