Méfaits au jardin collectif

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Par Frank Rodi
Méfaits au jardin collectif
Les pilleurs ont dérobé des tomates, les ont aussi éparpillées sur le terrain, dans la rue et lancé dans les vitrines des commerces avoisinants. (Photo : (Photo : courtoisie))

Le jardin collectif sur place de l’Hôtel-de-Ville, à Saint-Bruno, a été victime de deux saccages au cours de la saison estivale. Le plus récent est survenu à la mi-septembre. 

« La saison de jardinage s’est terminée assez abruptement », déplore l’une des membres du jardin collectif, Sylvie Lalancette. 

La douzaine de jardiniers du jardin collectif ont subi deux épisodes de méfaits et des vols de légumes cette année. Une première depuis le projet-pilote de 2019. 

« Nous avons perdu d’un coup près de 10kg de tomates. » – Lucie Azar

Pillage

Des aubergines et des poireaux ont été volés. Des concombres aussi. Puis les pilleurs ont non seulement dérobé des tomates, ils les ont aussi éparpillées sur le terrain, dans la rue et lancé dans les vitrines des commerces avoisinants. « Nous avons perdu d’un coup près de 10kg de tomates », mentionne Lucie Azar, une autre membre du jardin collectif. Le journal les a rencontrées.

En se baladant à proximité du terrain, de bons citoyens ont joué le rôle « d’anges gardiens », récupérant les tomates qui étaient demeurées intactes lors de l’un des saccages. Les fruits, qui n’avaient pas eu le temps de mûrir avant d’être arrachés à leurs plants, ont été réunis dans un sac et remis aux jardiniers.   

Ensemble, les Montarvilloises souhaitent sensibiliser la population. « C’est assez décourageant avec tous les efforts fournis par [nos] membres. D’autant plus que la récolte, cette année, a été assez moyenne à cause de la pluie, des insectes et du manque d’ensoleillement… Ça fait mal au cœur », confie Mme Lalancette. 

Il y a les saccages, par exemple les tomates qui se retrouvent dans la rue ou qui sont tirées dans les vitrines. Il y a aussi le vol de poireaux et d’aubergines, notamment. Rappelons que Saint-Bruno-de-Montarville a adopté une politique de ville nourricière en 2017, faisant d’elle l’une des premières au Québec à faire pousser des fruits et des légumes sur ses plates-bandes. Or, le jardin collectif n’est pas une plate-bande destinée à l’ensemble de la population, mais à un petit groupe de jardiniers citoyens. 

Des ressources existent

Pour le partage de nourriture ou de surplus de potagers, il y a le Centre d’action bénévole Les p’tits bonheurs, le frigo en libre-service au centre communautaire ainsi que les organismes Saint-Bruno en transition et ABC Nourrir, qui permettent de venir en aide aux familles dans le besoin. 

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