Masturbation dans un stationnement : un Montarvillois à l’amende

Photo de Pascal Dugas Bourdon
Par Pascal Dugas Bourdon
Masturbation dans un stationnement : un Montarvillois à l’amende
Les gestes reprochés à Bernard Gilbert ont eu lieu dans un stationnement du métro Longueuil. (Photo : archives)

Un Montarvillois a été reconnu coupable d’indécence parce qu’il se serait masturbé dans le stationnement du métro Longueuil, selon deux témoins qui ont porté plainte à la police.

Bernard Gilbert a été condamné à payer 100 $ d’amende plus les frais par la juge Cathy Noseworthy, de la Cour municipale de Longueuil, en lien avec ces gestes.

« [Gilbert] ne semble aucunement surpris ni gêné, mais au contraire, à l’aise malgré la situation. » – Extrait du jugement

Les faits qui sont reprochés à Gilbert remontent au 5 décembre 2018. Le citoyen de Saint-Bruno se rendait avec son véhicule blanc de type VUS au stationnement incitatif du métro Longueuil pour utiliser le transport en commun vers le centre-ville de Montréal.

Selon la version des plaignantes, Gilbert se serait alors stationné près du véhicule des deux femmes qui s’étaient donné rendez-vous dans le stationnement pour se rendre ensemble à l’université. Toujours dans son véhicule, l’homme aurait commencé à faire des mouvements lents avec sa main droite, de haut en bas, sur son sexe.

Même si les témoins établissent un contact visuel avec le défendeur pendant une ou deux secondes, « ce dernier ne semble aucunement surpris ni gêné, mais au contraire, à l’aise malgré la situation », indique l’une d’entre elles.

Elle décrit par ailleurs que le pénis tenu en main par Gilbert n’était pas tout à fait en érection, mais plutôt ce qu’elle qualifie de « semi-croquant ».

Se « renculotter »

Pour sa part, Gilbert nie avoir fait plusieurs mouvements de haut en bas. Plutôt, il prétend avoir baissé son pantalon et touché son sexe uniquement dans l’objectif de se « renculotter », soit de replacer sa chemise dans son pantalon.

Toutefois, la juge Noseworthy n’a pas jugé crédible le témoignage du défendeur, notamment parce qu’il n’a pas su expliquer pourquoi il avait été possible d’apercevoir son sexe, ce qu’il n’a pas nié.

À l’inverse, la juge conclut que les témoignages des deux femmes sont crédibles et fiables, même lorsque contre-interrogées.

Le règlement de la Ville de Longueuil prévoit qu’il est interdit à quiconque se trouvant dans un endroit public d’y commettre toute indécence ou obscénité, y compris par son comportement ou sa tenue vestimentaire.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des