Marie-Christine Grisé au départ

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Par Frank Rodi
Marie-Christine Grisé au départ
La triathlète Marie-Christine Grisé. (Photo : courtoisie)

Championnat du monde IRONMAN 70,3

Marie-Christine Grisé participera, le 7 septembre prochain, au Championnat du monde 2019 IRONMAN 70,3, à Nice, en France. Une première pour la Montarvilloise, qui s’est entretenue avec Les Versants.

« Ce sera une première pour moi, et c’est tout un honneur, s’exclame Marie-Christine Grisé, qu’on sent fébrile au téléphone. Je ne pensais pas me rendre là si vite! »

Elle explique qu’une qualification pour cet événement d’envergure mondiale faisait partie de ses objectifs de début de saison, mais que la surprise est quand même au rendez-vous, d’autant plus que c’est la troisième année qu’elle s’adonne au triathlon. « Auparavant, je ne nageais pas et je ne pratiquais pas la course à pied. J’étais zéro sportive encore à 32 ans! J’ai eu une progression rapide; je suis vraiment contente! »

« Cette discipline m’a amenée à croire que j’étais capable de faire n’importe quoi dans la vie! » – Marie-Christine Grisé

Qualifiée au ironman de Porto Rico

C’est grâce à sa performance au IRONMAN 70,3 (mi-distance) de Porto Rico, en mars dernier, que Marie-Christine Grisé a été en mesure d’acquérir son laissez-passer pour le Championnat du monde 2019. Elle avait alors franchi le fil d’arrivée avec un chrono de 5 h 30, « l’un de mes pires temps », admet-elle, en raison de conditions difficiles. Elle s’était alors classée au 5rang de son groupe d’âge, 35-39.

Le 7 septembre à Nice, elle ne se lance pas d’objectif particulier à atteindre. « Mon but, c’est d‘y être, d’y participer, en compagnie de l’élite mondiale. Ce sera l’occasion pour moi de rencontrer mes idoles, que j’ai vues à la télévision, comme Lucy Charles-Barclay. »

L’influence de son père

Parlant d’idole, elle avoue que son père, Luc Grisé, a été pour elle un modèle. Adepte de course de vélo, l’homme a aussi pratiqué le triathlon, abattant les distances olympiques et les triathlons sprints. « Je n’avais jamais été interpellée par ce sport, puis un jour, je me suis lancé un défi personnel. C’est ainsi que tout a commencé », poursuit celle qui a joint les rangs du Club de triathlon Bart Coaching.

Elle évoque aussi l’ambiance et l’environnement de l’événement auquel elle prendra part dans quelques jours : « Évidemment, je compte faire du mieux que je peux, mais je sais que ce sera difficile en temps et en position, d’autant plus que c’est un endroit très côteux. »

En compétition dans la catégorie Femmes 35-39, la Montarvilloise s’envolera donc pour l’Europe, mais pas avant de prendre part au Triathlon de Saint-Hubert, ce samedi 24 août. « Ces courses sont très exigeantes pour le corps, alors j’essaie de m’en tenir à deux par année. Par contre, il y a de beaux événements au Québec qui sont bien organisés. »

Résultats au Québec

Au cours de la saison, la jeune femme s’est distinguée au Triathlon de Chambly en distance sprint (1 rang de sa catégorie, 2au total chez les Femmes) ainsi qu’au TriMemphré de Magog distance olympique (2 place de sa catégorie).

Quand on lui demande pourquoi elle s’adonne à ce sport exigeant, celle qui pratique le métier de courtier immobilier répond d’emblée que c’est « pour le dépassement de soi ». Elle précise : « Cette discipline m’a amenée à croire que j’étais capable de faire n’importe quoi dans la vie! C’est exigeant mentalement et physiquement, mais je sais qu’il n’y a rien que je ne peux pas surmonter. »

Résidante de Saint-Bruno-de-Montarville, elle constate que la Rive-Sud (Montréal), la Montérégie et le Québec en général constituent un terrain propice à l’entraînement pour la course, le vélo et la natation. Il n’est pas rare que l’athlète féminine se rende sur l’une des Montérégiennes pour s’entraîner. « Nous sommes choyés », conclut-elle.

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