Majorité de propriétaires d’accord

Majorité de propriétaires d’accord

La Ville construira une piste cyclable unidirectionnelle de chaque côté du chemin du Richelieu.

Crédit photo : Archives

Dans le projet de bandes cyclables sur le chemin du Richelieu, la Ville de Saint-Basile-le-Grand a l’aval de la plupart des propriétaires résidant sur la route.

Pour concrétiser le lien cyclable entre les villes de McMasterville et Saint-Basile, la Ville procédera à la construction de bandes cyclables unidirectionnelles de chaque côté de la route. « C’est la meilleure solution qu’on a trouvée étant donné les contraintes de sécurité et c’est ce qui est plus avantageux sur le plan des coûts », souligne le maire de Saint-Basile Yves Lessard.

Ces travaux d’élargissement de la route exigeront la canalisation ou le déplacement des fossés existants. Pour ce faire, la Ville devait obtenir l’accord des riverains pour acquérir des servitudes et des parcelles de terrain appartenant à ces derniers, afin de recevoir l’autorisation du ministère du Développement durable, de l’Environnement et Lutte contre les changements climatiques de réaliser les travaux.

« Les propriétaires veulent être sûrs qu’on ne va pas endommager leur terrain ou qu’on ne va pas bloquer l’accès à leur entrée privée, mais il ne devrait pas y avoir de problème. »  – Yves Lessard

Empiéter sur les terrains privés
La route sera élargie d’environ deux mètres et la Ville devra aller chercher une partie des terrains des résidants. « La plus large portion qu’on va enlever, c’est un mètre à la propriété de l’ancienne usine ICI appartenant maintenant à un particulier qui a accepté l’acquisition de la Ville, développe le magistrat. Les autres propriétaires se feront enlever moins d’un mètre. »

Le maire rapporte que sur les 22 propriétés visées, la Ville a une entente de règlement avec 16 des propriétaires. Les plans préliminaires auraient été modifiés à la suite du refus de certains propriétaires, et il en reste quelques-uns à convaincre. « Les discussions sont en cours, mais il n’y a pas de refus formel avec les plans qu’on a là », indique-t-il.

Si les propriétaires refusent toujours, un processus d’expropriation sera entamé en dernier recours et ils n’auront alors plus droit à la compensation monétaire. La Ville veut éviter tout recours légal et s’entendre à l’amiable avec les personnes concernées.

Inquiétudes
C’est en partie pour les propriétaires restants que se tenait le 8 février une journée d’information, où les employés de la Ville pouvaient répondre à certaines questions à propos de la construction des bandes cyclables. Les propriétaires ont pu obtenir plus d’informations sur les travaux et le processus d’acquisition.

Le maire assure qu’il prend en considération les inquiétudes des citoyens : « Les propriétaires veulent être sûrs qu’on ne va pas endommager leur terrain ou qu’on ne va pas bloquer l’accès à leur entrée privée, mais il ne devrait pas y avoir de problème, soutient-il. Un bon exemple, c’est le chemin Saint-Louis, qui est une rue plus populeuse que le chemin du Richelieu. Il y a là-bas une piste cyclable dans les deux sens et il ne semble pas y avoir eu de complications. »

C’est effectivement ce qui a été rapporté par les ingénieurs qui étaient disponibles pour rencontrer les citoyens lors de la journée d’information. Selon eux, les citoyens craignent surtout la perte de terrain ou les dommages qui peuvent être faits, mais les ingénieurs assurent que les citoyens seront bien indemnisés et que les dommages seraient réparés.

Ils craignent aussi les déchets que les usagers des pistes cyclables causeront et l’intrusion de ceux-ci à leur domicile lors d’orages. Pour ceci, les ingénieurs ont conçu une halte au coin de la montée Robert et du chemin du Richelieu avec un abri et des installations sanitaires.

Selon un des ingénieurs, les gens sont intéressés par le projet. « Ils ont surtout besoin de précisions techniques, généralement ils repartent en faveur de l’acquisition. »

Les travaux en bref
Évalué à 4,7 millions de dollars, le coût des travaux est divisé entre la Communauté métropolitaine de Montréal, le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports et la Ville, dont la quote-part sera financée par un règlement d’emprunt qui sera imputé à l’ensemble de la population.

L’avis de motion et la présentation du règlement d’emprunt sont prévus pour le mois de mars, le processus d’acquisition des parcelles et servitudes de lot se termine en septembre et les travaux devraient se tenir entre l’automne 2018 et le printemps 2019.