Maison amérindienne: Hommage aux victimes des pensionnats

Par Gabriel Provost
Maison amérindienne: Hommage aux victimes des pensionnats
C’est au pied de la sculpture de l’artiste André Michel intitulée « Bible - Nehiro Iriniui », créée en 2000 et qui dénonce le pouvoir religieux sur les Autochtones, qu’une œuvre collective en forme de cœur peint de couleur orange a été réalisée grâce à l’appui de la communauté avec 215 paires de chaussures d’enfants. (Photo: courtoisie maison amérindienne)

Une cérémonie à la Maison amérindienne a rendu hommage aux victimes des pensionnats autochtones le premier juillet dernier.

C’est au flanc de Wigwomadensis, le mont Saint-Hilaire, où les Abénakis venaient honorer leurs divinités qu’a eu lieu, le 1er juillet dernier, sur le site de La Maison amérindienne, un hommage émouvant en l’honneur des enfants dont les dépouilles ont été retrouvées sur les terrains d’anciens pensionnats autochtones.

La foule nombreuse qui abordait en signe de soutien la couleur orange regroupait autant d’adultes que d’enfants, laissant présager qu’ensemble, nous pouvons inspirer le changement.

C’est au pied de la sculpture de l’artiste André Michel intitulée « Bible – Nehiro Iriniui », créée en 2000 et qui dénonce le pouvoir religieux sur les Autochtones, qu’une œuvre collective en forme de cœur peint de couleur orange a été réalisée grâce à l’appui de la communauté avec 215 paires de chaussures d’enfants. À cette occasion, l’artiste a rappelé l’importance des lieux comme La Maison amérindienne, qui a pour mission de mieux faire connaître les peuples des Premières Nations et qui est un exemple concret de rapprochement entre autochtones et non autochtones.

215

C’est le nombre de paires de chaussures qui forment le coeur de l’oeuvre créée en mémoire des enfants autochtones victimes des pensionnats autochtones.

Richard Ruest, le président de La Maison amérindienne, a ensuite pris la parole et a livré un discours senti, avant d‘inviter chacun à se recueillir lors d’une minute de silence. Puis, c’est l’aînée Nicole O’Bomsawin, de la Nation Abénakise, qui a insisté sur l’importance d’une démarche commune de réconciliation avant de terminer la cérémonie avec un chant au son du tambour, puis une marche.

La Maison amérindienne souhaite remercier la mobilisation de la communauté ainsi que ses partenaires que sont le Centre d’action bénévole de la Vallée du Richelieu, le Centre d’action bénévole de Saint-Basile-le-Grand, le Comptoir familial Maria Goretti, le Comptoir d’entraide St-Jean-Baptiste, la Friperie de choix, Dubois Agrinovation, l’École L’Aquarelle, l’École Mountainview, l’École Ceader Street, la Ville d’Otterburn Park ainsi que la Ville de Mont-Saint-Hilaire pour leur soutien dans la réalisation de l’œuvre commémorative.

Seul lieu multi-nations situé hors communauté autochtone, le musée La Maison amérindienne est un lieu d’échanges, de partage et de rapprochement qui met en valeur le savoir et savoir-faire des Premiers Peuples par le biais d’activités muséales, environnementales et gastronomiques depuis maintenant plus de 20 ans.

Source: maison amérindienne

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