L’ultrarun d’Anton Frima

L’ultrarun d’Anton Frima

Le Grandbasilois Anton Frima. (Photo : courtoisie)

Au profit d’une organisation de Nouvelle-Zélande

Anton Frima s’attaque au parcours de 55 km du Bromont Ultra, qui aura lieu le 7 octobre prochain. Autre objectif, financier celui-là, le Grandbasilois souhaite récolter 5 500 $ pour ReliefAid, un organisme de Nouvelle-Zélande.

« Je me suis inscrit pour une course en sentier de 55 km, une ultrarun, et à cette occasion, je ramasserai des fonds pour une organisation de Nouvelle-Zélande. Celle-ci vient en aide à des familles réfugiées en Syrie », introduit Anton Frima.

En 2016, le citoyen des Pays-Bas Anton Frima s’est installé à Saint-Basile-le-Grand avec sa conjointe québécoise et leurs deux petites jumelles. Depuis son arrivée, il découvre encore la culture d’ici et continue son processus d’intégration québécoise et canadienne, aussi bien culturelle, climatique que linguistique. Il tente d’améliorer son français, entre autres grâce à un cours intense de trois mois : « Je suis déçu de la vitesse à laquelle j’apprends. Ça limite parfois l’intégration sociale; c’est plus ardu de connecter avec la société, de joindre une conversation. Je trouve cela frustrant. »

« Je parcourais des distances de 200 km sur un lac gelé. » – Anton Frima

Préparation

Le 20 mai, il prenait part, avec ses enfants et son épouse, au trajet de 1 km du Défi Familles en forme, en territoire grandbasilois. Samedi dernier, c’est au XTrail Sutton qu’il a poursuivi sa préparation. M. Frima a testé ses habiletés à la course sur une distance de 22 km. « À la maison, je m’entraîne aussi sur le vélo stationnaire; c’est bon pour les muscles! Je m’adonne au yoga et je cours trois ou quatre fois par semaine », raconte-t-il. Déjà, il a englouti des parcours de 16 km lors de ces courses.

Mais en octobre, ce sont 55 km qu’il devra parcourir, et ce, dans une durée limite de 10 heures et 30 minutes. Or, 55 km, ce n’est pas 16, encore moins 22 km; l’écart est grand, mais l’homme de 40 ans se dit un habitué des grandes distances, comme il en témoigne lors de son entrevue avec Les Versants. Aux Pays-Bas, Anton Frima a déjà couru un demi-marathon, puis en Autriche, il était concurrent en patinage de vitesse. Cette fois, il récoltait des fonds pour la recherche sur la fibrose kystique. « Je parcourais des distances de 200 km sur un lac gelé, se souvient celui qui a œuvré neuf ans avec Médecins sans Frontières. Selon lui, le patinage d’endurance est plus facile que la course. Parce qu’à grande vitesse, il y a toujours la possibilité de se laisser glisser sur la glace. »

Le tracé du 55 km traverse les sections du mont Brome et du mont des Pins ainsi que des chemins de terre. Les sentiers sont très variés : certains sont larges et faciles, alors que d’autres sont plutôt simples traces (single track) et très techniques (roches, racines, pentes abruptes et tournants multiples).

Adepte de sports

Anton Frima pratiquait différentes disciplines dans son pays, notamment le hockey sur gazon. Depuis son arrivée au Québec, il a dû en reprendre certaines, comme le tennis, ou encore adopter de nouvelles activités : « J’ai appris le ski de fond pendant l’hiver », souligne celui qui s’est aussi remis à la marche et à la course en arrivant à Saint-Basile-le-Grand. « J’aime la marche, car c’est dynamique; chaque pas est différent l’un de l’autre. Le Mont-Saint-Bruno me permet de marcher avec mes enfants et de courir seul. » Son passage au Défi Familles en forme était une première expérience à l’événement. Il s’explique : « C’était important pour moi que mes filles sachent que je cours souvent, qu’elles aient une petite idée dune course, d’un départ, d’une ligne d’arrivée, d’un dossard. Mais aussi de leur montrer l’importance de s’amuser, de sortir de la maison, de faire du sport et de déposer les tablettes et les portables. »

Quant à ReliefAid, fondée en 2014 par un ami de M. Frima, cette organisation vient en aide aux familles de déplacés de Syrie; elle leur distribue divers matériaux : couvertures, vêtements, nourriture, eau… La somme de 5 500 $ (100 $ pour chaque kilomètre parcouru) que souhaite ramasser M. Frima permettra à ReliefAid de venir en aide à près de 200 familles victimes de la guerre dans ce pays. « Je me suis impliqué dans l’aide humanitaire pendant longtemps. Depuis, j’ai développé un intérêt pour plusieurs initiatives humanitaires, dont ReliefAid. C’est incompréhensible pour moi de savoir que des gens vivent avec leur maison accrochée sur le dos. C’est un sujet qui me touche, surtout depuis la naissance de mes propres enfants.»

Si vous souhaitez encourager financièrement le résidant de Saint-Basile-le-Grand, visitez le site Internet http://running4reliefaid.org/.

QUESTION AUX LECTEURS :

Encouragerez-vous Anton Frima dans sa cause?