L’or pour Danièle Désourdy

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Par Frank Rodi
L’or pour Danièle Désourdy
L’artiste peintre Danièle Désourdy, accompagnée de son oeuvre Le regard vif du grand-duc d’Amérique. (Photo : courtoisie)

Prix international des professionnels de l’art

Danièle Désourdy s’est distinguée lors du Prix international des professionnels de l’art 2020, un concours orchestré par Mondial Art Academia. L’artiste peintre de Saint-Basile-le-Grand a décroché la médaille d’or dans la catégorie Art animalier pour son tableau Le regard vif du grand-duc d’Amérique.

Pour Danièle Désourdy, ce prix est une reconnaissance inattendue. « Je ne m’y attendais pas, surtout avec les autres artistes participants! C’est un prestigieux concours international, mentionne-t-elle en entrevue avec Les Versants. J’étais débordante d’émotions, sous le choc, émue, quand j’ai vu que je gagnais la médaille d’or; c’était trop haut pour moi. »

Ce sont deux autres femmes qui ont décroché les prix en argent et en bronze, soit respectivement la Française Marion Tubiana et l’Allemande Angela Franke.

« La médaille d’or vient répondre à ce doute. Ça vient confirmer que je peux continuer! » -Danièle Désourdy

Quand on lui demande pourquoi elle doutait de ses chances de remporter le concours, la Grandbasiloise répond qu’en tant qu’artiste, elle s’interroge sans cesse. « Je doute toujours de moi et je me questionne, surtout depuis la pandémie. On ne peut plus afficher nos œuvres… La médaille d’or vient répondre à ce doute. Ça vient confirmer que je peux continuer! », ajoute Danièle Désourdy.

La surprise vient peut-être aussi du fait qu’il s’agissait d’une première participation au Prix international des professionnels de l’art du Mondial Art Academia. « Oui, ça commence bien », admet la lauréate lors de l’entretien.

Plusieurs distinctions

Pourtant, l’année 2020 aura été faste en bourses et en distinctions pour Danièle Désourdy. Elle s’est illustrée trois fois plutôt qu’une au Circuit des arts de Danville. À ce rendez-vous culturel, elle a accumulé le 1er prix de l’Exposition-concours, le 2e prix des galeristes ainsi que le prix Coup de cœur du public. Puis, toujours en 2020, l’artiste qui se spécialise dans l’art animalier a obtenu le 2e prix (ex æquo) au Concours du timbre de la conservation de la faune du Québec. Plus localement, elle a aussi décroché le Prix honorifique toutes catégories lors de l’Expo-concours de l’Association des artistes peintres affiliés de la Rive-Sud, tenue à Saint-Bruno en 2018. « Quand je peins mes toiles, je ne cherche pas à gagner des prix. Bien sûr, il y a toujours un espoir. Mais le plus beau des prix demeure d’être auprès du public et la réaction des gens. C’est chaque fois une belle reconnaissance, une belle motivation. »

Malgré toutes les récompenses énumérées précédemment, la médaille d’or du Mondial Art Academia reste le prix le plus important de sa carrière d’artiste. « C’est ma plus grande reconnaissance. C’est une belle visibilité qui me permettra d’être reconnue dans la région. C’est tout nouveau pour moi. » Sa carrière d’artiste autodidacte s’est entamée en 2017 après qu’elle se soit consacrée à ses enfants.

Son grand-duc d’Amérique

C’est grâce à sa toile Le regard vif du grand-duc d’Amérique que Danièle Désourdy a remporté la palme dans la catégorie Art animalier. « Mes enfants sont bons juges. Cette œuvre est différente aussi. C’est intéressant l’œil, le regard de mon sujet en gros plan. C’est un détail qui m’interpelle, souvent le plus important à peindre. Je peux y passer des jours. C’est l’âme de l’animal. J’ai réalisé cette œuvre d’après la photographie de Jean Bélanger », raconte celle dont on peut suivre le travail sur ses réseaux sociaux.

Mme Désourdy utilise l’acrylique comme médium « pour ses couleurs vibrantes et aussi pour sa rapidité à sécher ». Elle précise sa technique : « J’applique plusieurs couches successives en transparence, ce qui provoque un effet de profondeur et de trois dimensions. » Le thème qu’elle préfère est celui des mères avec leurs petits.

Jean-Pierre Neveu

Tout comme l’artiste Jean-Pierre Neveu, Danièle Désourdy demeure à Saint-Basile-le-Grand. D’ailleurs, rappelons que pour le même événement, M. Neveu a reçu la médaille d’argent dans la catégorie Surréalisme – Symbolisme pour son œuvre Promesse d’une dimension îzoïque. « J’ai été sidéré lorsque j’ai vu pour la première fois son magnifique travail, se rappelle Jean-Pierre Neveu, que le journal a contacté. J’étais fasciné par son travail. Je ne me rappelle pas exactement où et comment je l’ai rencontrée [par la suite], mais je lui ai transmis ma grande admiration. Je me souviens de ses premiers tableaux, mais peints avec la touche digne des grands maîtres animaliers. »
Jean-Pierre Neveu recommande ensuite le nom de Danièle Désourdy auprès de son agente en Europe, Bénédicte Lecat. Ce qui lui permet d’exposer au Carrousel du Louvre, à Paris. En 2018, la Grandbasiloise faisait donc partie de la délégation du Canada envoyée à Paris.

C’est aussi son concitoyen qui suggère à l’artiste animalière d’adhérer au Mondial Art Academia. « Quand je peux soutenir un artiste qui le mérite comme Danièle, je le fais. Elle est une artiste d’exception! Un geste pareil, c’est comme redonner au suivant. Son travail est une référence en matière de peinture animalière au Canada et ailleurs », ajoute celui qui a créé l’univers Ava.

Soulignons que Mme Désourdy a été, il y a un an, la première à inaugurer l’espace pour la mise en valeur des artistes locaux à la bibliothèque Roland-LeBlanc, à Saint-Basile-le-Grand. Elle y avait présenté une dizaine d’œuvres.

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