Limite de hauteur des bâtiments à Saint-Bruno: « nivellement par le bas »?

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Par Gabriel Provost
Limite de hauteur des bâtiments à Saint-Bruno: « nivellement par le bas »?
Les élus n’étaient pas tous d’accord sur les changements prévus au plan d’urbanisme. (Photo : Gabriel Provost)

L’urbanisme a encore fait parler à la séance d’avril du conseil municipal de Saint-Bruno-de-Montarville; cette fois, les divergences d’opinions se sont fait sentir.

Les membres de l’assemblée étaient appelés, le 19 avril, à adopter le premier projet de règlement URB-Z2017-048 afin de faire en sorte que les hauteurs minimales et maximales permises pour un bâtiment principal soient revues dans certaines zones du centre-ville. 

Pour le maire, Ludovic Grisé-Farand, il est normal de penser que les édifices du cœur de la ville ne doivent pas compter plus de deux étages. Le politicien parle, depuis plusieurs mois, de garder le centre-ville à « échelle humaine », ou encore de conserver le noyau villageois de la municipalité. Il a notamment souligné que « toute nouvelle construction, c’est deux étages à partir de maintenant ». 

« Nier l’évolution normale d’une Ville »

Or, le conseiller du district 2, Vincent Fortier, a tenu à indiquer au maire qu’il n’était pas en accord avec sa vision du développement du centre-ville de Saint-Bruno. « Je ne pense pas que le cachet du centre-ville est en péril et il y a d’autres manières d’assurer le cachet, de préserver des secteurs qui sont plus patrimoniaux que de procéder par une réduction des règles de zonage, selon moi. Il faut déconstruire l’idée, chez les Montarvillois, que l’on peut construire cinq, six ou sept étages; les gens qui croient cela sont dans l’erreur. La plupart des zones permettent du trois étages. »

Pour l’élu d’Ensemble Saint-Bruno, « ça pourrait ajouter, s’il y avait un autre étage, une cinquantaine, voire une centaine de logements. On parle souvent de commerces locaux, mais c’est comme ça que, dans une ville, on soutient nos commerces locaux, en amenant des gens dans nos milieux de vie. […] Figer l’existant, c’est nier l’évolution normale d’une ville. Ça ne veut pas dire que l’on doit tout permettre, que l’on doit détruire le cachet. […] On fait une espèce de nivellement par le bas, si vous me permettez le jeu de mots ».

Déplacer la densification

Le maire lui a ensuite répondu que « c’est votre vision, ce n’est pas la nôtre. Je comprends que la vision 2035 qui était liée à votre ancien parti visait plus une densification du centre-ville. Même dans certains quartiers résidentiels, il y a des maisons qui étaient zonées pour du multilogements. Nous, ce n’est pas notre vision ». 

Quant à la question des changements climatiques et de la densification : « On n’arrête pas ça; la densification, on la déplace, on la fait derrière les Promenades plutôt que de la faire au centre-ville », répond M. Grisé.

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