Les rêves de Patrick Blay

Les rêves de Patrick Blay

Patrick Blay présente son premier roman.

Crédit photo : Frank Jr Rodi

Le dernier chaman-rêveur, tome 1 du roman Owhara

Patrick Blay publie aux éditions AdA Le dernier chaman-rêveur, tome 1 d’un vaste univers qui se déploiera dans le roman Owhara, prévu en trilogie. Entrevue.

La carte d’Owhara, le Monde des Rêves, rappelle l’univers de Tolkien et Game Of Thrones, alors que les premières pages du Dernier chaman-rêveur font penser à Abarat, de Clive Barker et autres récits initiatiques. Mais l’auteur, Patrick Tremblay de son vrai nom, rencontré dans un café de la rue Montarville, parle aussi de l’écrivain français Pierre Bottero, de la mère d’Harry Potter J. K. Rowling, des livres et des films de Star Wars, et de Tolkien, « assurément ». Autre inspiration : l’univers des rêves, qui le fascine. « Nous passons un tiers de notre vie à dormir. Une bonne portion y est réservée aux rêves, un aspect peu connu que nous ne maîtrisons pas encore. J’ai lu des bouquins sur le sujet. Une autre vision des songes nous vient des autochtones; j’avais envie de faire découvrir aux jeunes ce monde parallèle », mentionne Patrick Blay, qui a passé son enfance et son adolescence à Saint-Bruno-de-Montarville. Il a notamment fréquenté les couloirs des écoles Mgr-Gilles-Gervais et Rabastalière.

« Il faut juste écrire, s’imposer une discipline et plonger, s’ajuster ensuite; n’essayez pas la perfection, ce ne sera jamais parfait, c’est impossible. » -Patrick Blay

Il compare d’ailleurs les rêves au Web, sorte de toile d’araignée de connexions avec les autres, de liens avec nos connaissances. « Les rêves nous appartiennent, sont une révélation sur nous-mêmes. J’avais 18 ans, à l’époque, et j’étais encore à Saint-Bruno; au matin, j’écrivais mes rêves dans des cahiers de notes. »

Trois ans de préparation

Pour aboutir au manuscrit envoyé aux éditions AdA, cet enseignant de l’École nationale de l’humour a élaboré son œuvre pendant trois années. Un travail de longue haleine. Il précise : « J’ai pris deux ans pour installer l’univers, les personnages, la carte, les peuplades du Monde des Rêves, ce qui était possible, ce qui ne l’était pas… Bref, une grande réflexion sur tout », observe Patrick Blay, qui a eu besoin d’une année supplémentaire pour la rédaction du premier tome.

Ce récit, dont le personnage principal, Norval Radisson, désire sauver son père de l’état végétatif dans lequel il est plongé depuis plusieurs années, s’adresse aux jeunes adolescents, et aux « adultes qui s’intéressent moindrement au genre fantastique ».

À Saint-Bruno-de-Montarville, Patrick Blay a passé quelques années sur place Cicot, un endroit stratégiquement choisi par ses parents parce qu’il s’agit d’un cul-de-sac, ainsi que sur la rue Cadillac. « Sur place Cicot, je pouvais jouer au hockey avec mes amis dans la rue, on se faisait des cabanes avec le foin dans le champ et j’allais à l’école à pied, un grand luxe! La montagne a aussi été un endroit où j’ai passé beaucoup de temps : avec mon meilleur ami, je pêchais le crapet-soleil, je faisais du vélo et je marchais. »

Ce meilleur ami, il s’agit de Steve Marier, à qui il dédie Le dernier chaman-rêveur. L’auteur adresse aussi son bouquin à son père Benoit, « pour leur résilience inspirante ». Le premier, avec qui il a passé son enfance, est décédé il y a deux ans, à la suite d’arthrite juvénile. Le deuxième est toujours résidant à Saint-Bruno-de-Montarville. « À leur façon, ce sont deux guerriers. Mon père a connu aussi des moments difficiles. Quand je pensais à eux durant l’écriture de mon livre, je m’interdisais le droit de me plaindre. Ils me donnaient l’énergie nécessaire pour me lever, me botter le derrière et écrire 4 à 6 heures », de poursuivre l’homme de 48 ans.

Maintenant que le roman est sur le marché, et que le tome 2 devrait être complété en juin prochain, l’objectif de Patrick Blay est de mousser l’intérêt des jeunes pour le monde des rêves de nuit, de les faire voyager dans cet univers fantastique qu’il a imaginé et de les garder captifs jusqu’à la fin. Selon lui, la carte qu’il a créée du Monde des Rêves lui donne un vaste potentiel pour la suite, une fierté pour lui. « C’est un univers très riche. »

Quand on lui demande s’il a un conseil pour écrire, ce Montarvillois d’origine répond « qu’il faut juste écrire, s’imposer une discipline et plonger, s’ajuster ensuite; n’essayez pas la perfection, ce ne sera jamais parfait, c’est impossible ».

QUESTION AUX LECTEURS :

Lirez-vous le roman de Patrick Blay?

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