Les mini-maisons sont très en demande

Les mini-maisons sont très en demande

Crédit photo : Courtoisie

Mini-maisons

Une seule année après sa fondation, l’entreprise Ilo Mini-maison fondée par Josée Bilodeau a de longues listes de futurs clients. La seule raison pour laquelle ils n’ont pas encore la clé de leur mini-maison, c’est le problème des règlementations municipales.

Après avoir parcouru trois salons Écosphère au Québec cet été, la présidente Josée Bilodeau affirme que ces mini-maisons sont très prisées par toutes sortes de gens. « On est agréablement surpris des gens qui veulent avoir une mini-maison. On croyait surtout rejoindre les premiers propriétaires ou les personnes à la retraite, explique-t-elle, mais on a une clientèle de tous âges et de toutes les situations familiales. »

Comme les mini-maisons peuvent se faire installer presque n’importe où, les projets se propagent un peu partout. Plusieurs verront le jour à l’hiver 2018 en Estrie, dans la région de Québec et dans les Laurentides. Elle développe même un projet de quatre mini-maisons dans une réserve autochtone près de Val d’Or.

Clients nombreux, mais développements lents

L’entreprise ne peut malheureusement pas encore fournir l’offre pour toute cette demande, car les règlements des municipalités sont sévères et n’offrent pas beaucoup de marge pour faire construire de mini-maisons. « Le gros problème c’est que les municipalités imposent des dimensions minimales et des dimensions de façade qui tournent autour de 550 pieds carrés, explique Josée Bilodeau. J’ai certains modèles qui peuvent être autorisés, mais ça nous freine quand même beaucoup. »

Elle doit également faire beaucoup de démarches auprès des municipalités qui préfèreraient avoir des projets de maisons de grande valeur. « Si on met quatre mini-maisons de 100 000$ au lieu d’une maison à 400 000$, ça revient au même et ça fait quatre fois plus de personne qui s’installent et qui vont faire rouler l’économie, il n’y a pas juste une façon d’aller chercher les taxes », se défend la présidente.

« Le gros problème c’est que les municipalités imposent des dimensions minimales et des dimensions de façade qui tournent autour de 550 pieds carrés » – Josée Bilodeau

Lorsque les décideurs des municipalités ne sont pas chauds à l’idée, la présidente leur montre une liste d’une dizaine d’acheteurs potentiels, qui fait souvent pencher la balance en sa faveur. « On a rencontré plein d’intéressés dans les salons, raconte-t-elle. Il y a tellement de gens qui en veulent, qui sont prêts à acheter, mais qui attendent que des terrains soient disponibles. »

Et à Saint-Bruno?

Josée Bilodeau a récemment rencontré divers politiciens de Saint-Bruno et des environs pour tâter le terrain. Les réactions ont été positives. « Ils avaient l’air d’avoir une bonne écoute, mais même si on entrait dans les règlementations il n’y a pas beaucoup de terrains disponibles dans la couronne proche, explique-t-elle. En plus les terrains sont assez chers, comparé au prix d’une mini-maison. » La mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, était également très favorable à l’idée et aurait même donné certains contacts à Josée Bilodeau afin de poursuivre les démarches. Toutefois, Suzanne Roy dément vigoureusement cette affirmation. Elle soutient qu’elle n’a rencontré Josée Bilodeau que quelques minutes et n’a obtenu que sa carte d’affaire. ” C’est incroyable de dire cela! J’ai rencontré cette personne dans un 5 à 7 et je n’ai émis aucun commentaire. Je lui ai encore moins donné des contacts “, s’est offusqué la mairesse de Sainte-Julie. Elle ajoute de plus qu’il n’y aurait pas de terrains disponibles pour développer un projet de mini-maisons à Sainte-Julie.

Malgré ces difficultés sur la Rive-Sud et la Rive-Nord, les projets vont bon train pour cette entreprise, qui a déjà développé des quartiers de mini-maisons à Lantier et Sherbrooke.

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